mercredi 26 février 2020

Zones humides et biodiversité, célébration de la journée mondiale de Zones humides à Bukavu, Sud-Kivu en RD Congo par la société civile environnementale.


Chaque le 2 février, l’humanité célèbre la Journée Mondiale des Zones Humides pour commémorer la signature de la Convention sur les zones humides (RAMSAR), le 2 février 1971, dans la ville Iranienne de Ramsar, au bord de la mer Caspienne.
Les pays africains en général sont extrêmement riches en ressources naturelles. Présentée comme un « scandale géologique » en raison de ses abondantes réserves de minerais, dispose également d’un potentiel forestier, des zones humides gigantesques, abritant plus de 81% des forêts denses et 17% des zones humides dans le Bassin du Congo. L’étendue de sa couverture forestière, l’importance et la densité de son réseau hydrographique, la richesse de ses écosystèmes et de sa biodiversité en font potentiellement une des toutes premières puissances environnementales au monde.
Malgré ces attributs, les pays africains restent très pauvres. Seule l’utilisation rationnelle de ces ressources et leur conservation peuvent inverser la tendance aujourd’hui mais hélas ce secteur semble être néglige par les jeunes.
Ces écosystèmes nous fournissent l’eau douce, rechargent la nappe phréatique, fournissent l’énergie hydroélectrique, procurent le riz, le poisson, pour la sécurité alimentaire, la nutrition des milliards de personnes et un incontournable habitat d’une diversité biologiques. Les zones humides assurent une régulation et inconditionnelle dans l’adaptation des effets du changement climatique. Cependant, les zones humides subissent des menaces malgré le rôle écologique, économique et social qu’elles jouent pour l’homme et le fonctionnement écologique des écosystèmes et des espèces. Ces menaces sont entre autre l’afflux de population humaine, les braconnages, la pêche, l’exploitation des minerais, la déforestation, la pauvreté des communautés riveraines, la faible protection des zones humides, la pollution des rivières, le changement climatique, le feu des brousses, la recherche des pâturages.
Faisant partie des écosystèmes qui regorgent de nombreuses ressources indispensables pour l’humanité (sont parmi les plus complexes divers et les plus productifs), Mubalama et al, 2012. C’est pourquoi la principale mission de la convention de Ramsar est la principale mission de la convention de Ramsar « la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier » est dédiée. Car bien qu’étant considérées comme les reins de la nature, les zones humides font parties des écosystèmes qui ont prouvé leur importance tant pour les populations locales que pour la communauté internationale (Mubalama et al, 2012). Cependant, elles continuent de subir d’énormes pressions anthropiques qui sont fatales pour leur devenir. Face donc à cette crise grandissante, la communauté mondiale s’organise à travers différentes parties prenantes dont les jeunes pour trouver les solutions appropriées. Ainsi cette approche d’engagement des jeunes dans la conservation des zones humides et la biodiversité d’Afrique se veut participative pour la conscience des jeunes, futurs décideurs. Malheureusement, en Afrique et dans le monde il n’existe pas de mobilisation véritable des jeunes sur la question des zones humides. En appui de la convention Ramsar ainsi que du Réseau Mondiale des zones humides, dans le souci d’aider à la réussite de celle-ci, c’est dans cette perspective que le la société civile environnementale du Sud-Kivu venait organiser une conférence de sensibilisation, de gouvernance, de valorisation pour la conservation durable des zones humides et la biodiversité à l’occasion du mois de févier dédié à la célébration des zones humides sous le thème « Zone Humide et Biodiversité » tout en mettant un accent particulier que cette année est un décalage d’implication et des mobilisations des jeunes dans ce secteur sous plusieurs formes.

photo de famille. 

Vu l’ampleur de ces zones humides en RDC, les 3 orateurs ont développés les aspects suivants :
Le Professeur Eloi RUVUNA de l’Université de nouvelle pâque de Bukavu développe les Enjeux du développement durable face à la conservation des zones humides en RDC, sans transite le chercheur Christophe CIRUMIRA : Chargé de communication de la société civile environnementale et point focale jeune du réseau mondiale des zones humides fait un lien de l’Engagement des jeunes concilié aux connaissances scientifiques comme un nouveau paradigme de conservation des zones humides en RDC.

Christophe CIRUMIRA, chercheur, communicateur de la société civile environnementale et point focale jeune du réseau mondiale des zones humides en RD Congo.

 Le troisième intervenant Maître John Ciza  ouvre un prêche sur la législation des zones humides en RDC gage de la conservation de ces zones et en fin, le président de la société civile environnementale et point focal de la convention de Ramsar en RDC Monsieur Josué Aruna prouve que les Zones humides restent les moyens des subsistances des communautés, de lutte contre le changement climatique, de réservoir des tourbières et sont des habitats naturelles de la biodiversité dans le bassin du Congo, pour ne citer que cela.
Josué Aruna, président de la société civile environnementale et point focal de la convention de Ramsar en RDC. 



Christophe CIRUMIRA.

mardi 25 février 2020

Zones humides et biodiversité, célébration de la journée mondiale de Zones humides à Bukavu, Sud-Kivu en RD Congo par la société civile environnementale du Sud-Kivu.


Chaque le 2 février, l’humanité célèbre la Journée Mondiale des Zones Humides pour commémorer la signature de la Convention sur les zones humides (RAMSAR), le 2 février 1971, dans la ville Iranienne de Ramsar, au bord de la mer Caspienne.
Les pays africains en général sont extrêmement riches en ressources naturelles. Présentée comme un « scandale géologique » en raison de ses abondantes réserves de minerais, dispose également d’un potentiel forestier, des zones humides gigantesques, abritant plus de 81% des forêts denses et 17% des zones humides dans le Bassin du Congo. L’étendue de sa couverture forestière, l’importance et la densité de son réseau hydrographique, la richesse de ses écosystèmes et de sa biodiversité en font potentiellement une des toutes premières puissances environnementales au monde.
Malgré ces attributs, les pays africains restent très pauvres. Seule l’utilisation rationnelle de ces ressources et leur conservation peuvent inverser la tendance d’aujourd’hui mais hélas ce secteur semble être néglige par les jeunes.
Ces écosystèmes nous fournissent l’eau douce, rechargent la nappe phréatique, fournissent l’énergie hydroélectrique, procurent le riz, le poisson, pour la sécurité alimentaire, la nutrition des milliards de personnes et un incontournable habitat d’une diversité biologiques. Les zones humides assurent une régulation et inconditionnelle dans l’adaptation des effets du changement climatique. Cependant, les zones humides subissent des menaces malgré le rôle écologique, économique et social qu’elles jouent pour l’homme et le fonctionnement écologique des écosystèmes et des espèces. Ces menaces sont entre autre l’afflux de population humaine, les braconnages, la pêche, l’exploitation des minerais, la déforestation, la pauvreté des communautés riveraines, la faible protection des zones humides, la pollution des rivières, le changement climatique, le feu des brousses, la recherche des pâturages.
Faisant partie des écosystèmes qui regorgent de nombreuses ressources indispensables pour l’humanité (sont parmi les plus complexes divers et les plus productifs), Mubalama et al, 2012. C’est pourquoi la principale mission de la convention de Ramsar est la principale mission de la convention de Ramsar « la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier » est dédiée. Car bien qu’étant considérées comme les reins de la nature, les zones humides font parties des écosystèmes qui ont prouvé leur importance tant pour les populations locales que pour la communauté internationale (Mubalama et al, 2012). Cependant, elles continuent de subir d’énormes pressions anthropiques qui sont fatales pour leur devenir. Face donc à cette crise grandissante, la communauté mondiale s’organise à travers différentes parties prenantes dont les jeunes pour trouver les solutions appropriées. Ainsi cette approche d’engagement des jeunes dans la conservation des zones humides et la biodiversité d’Afrique se veut participative pour la conscience des jeunes, futurs décideurs. Malheureusement, en Afrique et dans le monde il n’existe pas de mobilisation véritable des jeunes sur la question des zones humides. En appui de la convention Ramsar ainsi que du Réseau Mondiale des zones humides, dans le souci d’aider à la réussite de celle-ci, c’est dans cette perspective que le la société civile environnementale du Sud-Kivu venait organiser une conférence de sensibilisation, de gouvernance, de valorisation pour la conservation durable des zones humides et la biodiversité à l’occasion du mois de févier dédié à la célébration des zones humides sous le thème « Zone Humide et Biodiversité » tout en mettant un accent particulier que cette année est un décalage d’implication et des mobilisations des jeunes dans ce secteur sous plusieurs formes.


Vu l’ampleur de ces zones humides en RDC, les 3 orateurs ont développés les aspects suivants :
Le Professeur Eloi RUVUNA de l’Université de nouvelle pâque de Bukavu développe les Enjeux du développement durable face à la conservation des zones humides en RDC, sans transite le chercheur Christophe CIRUMIRA : Chargé de communication de la société civile environnementale et point focale jeune du réseau mondiale des zones humides fait un lien de l’Engagement des jeunes concilié aux connaissances scientifiques comme un nouveau paradigme de conservation des zones humides en RDC. Le troisième intervenant Maître John Ciza  ouvre un prêche sur la législation des zones humides en RDC gage de la conservation de ces zones et en fin, le président de la société civile environnementale et point focal de la convention de Ramsar en RDC Monsieur Josué Aruna prouve que les Zones humides restent les moyens des subsistances des communautés, de lutte contre le changement climatique, de réservoir des tourbières et sont des habitats naturelles de la biodiversité dans le bassin du Congo, pour ne citer que cela.

Christophe CIRUMIRA.

lundi 24 février 2020

Utilisation et conservation des ressources Naturelles dans la chefferie de lwindi , groupement de kigogo, villages de kadette, ishungwe et kadita dans la Reserve naturelle d’Itombe, territoire de Mwenga dans la province du Sud-Kivu en Rd congo



Le contexte socio-économique des régions rurales des pays sous-développés affecte considérablement l’inefficacité de conservation de la biodiversité dans les aires protégées et en particulier en RDC spécifiquement à la Réserve Naturelle d’Itombwe. Ainsi, les aires protégées demeurent la pierre angulaire de la conservation de la biodiversité. En outre, c’est un mécanisme essentiel, non seulement pour conserver la biodiversité, mais aussi pour sécuriser l’approvisionnement en eau, assurer la sécurité alimentaire, réduire les risques de catastrophe et atténuer les impacts du changement climatique tout en relevant les moyens de subsistances des communautés riveraines (Deguignet et al.2014).
Les aires protégées constituent l’un des grands trésors biologiques, et représentent l’un des biens les plus précieux de nombreux pays y compris la RDC (Eisen, et al, 2016). Cependant, l’atteinte des objectifs de conservation nécessite plus d’efforts et de volonté politique et des parties prenantes dont les communautés locales. Malheureusement, la RNI est soumis aux dégradations par les communautés. Par exemple, la majorité des aires protégées en République Démocratique du Congo (RDC) étaient créées sans impliquer les communautés locales (Borrini, et al. 2014). Ce qui serait à l’origine des conflits de toute forme engendrant la dégradation des dites aires protégées (Borrini, et al. 2014). En plus, différentes pratiques anthropiques menacent la biodiversité de la RNI comme le braconnage, la déforestation, l’exploitation artisanale et industrielles des minerais, la prolifération des groups armes, la pression humaine sur les ressources dans les aps (Cirumira, 2019).
De plus, l’utilisation, la délimitation et l’affectation du sol dans les zones tampons sont souvent incompatibles avec les objectifs de conservation des réserves naturelles. Dans ce contexte, l’efficacité de conservation des réserves naturelles sera fortement corrélée avec la réduction des pressions anthropiques (Julien, 2009). Elles sont bien souvent convoitées par différents acteurs et subissent de ce fait de nombreuses formes de pression humaine (agriculture, élevage, exploitation du bois ; des minerais, des produits forestiers non ligneux, le braconnage, etc.).
Actuellement, la tendance à l’effondrement des pratiques traditionnelles liées à la protection de la nature n’interdit pas de penser à leur réactualisation, eu égard aux enjeux environnementaux de l’heure.  C’est sous cette perspective que Roussel (2005) démontre la durabilité des savoirs naturalistes locaux en soulignant ‘’qu’appartenir à une tradition est considérée comme la garantie d’une certaine ancienneté et si les éléments de la biodiversité concernée sont parvenus jusqu’à nous, c’est que l’utilisation qui en est faite est nécessairement durable’’. À travers l’histoire de l’humanité, les peuples autochtones et les communautés locales de la RNI ont gérés pour une multitude de raisons, notamment la subsistance, le respect de la nature, et à des fins culturelles et spirituelles. Cette gestion des ressources locales devance de plusieurs millénaires les notions modernes d’« aires protégées », et persiste jusqu’à aujourd’hui. Mais hélas ces aspects ne sont plus pris en considération même dans les paysages de la Reserve Naturelle d’Itombwe plus particulièrement.
C’est dans ce cadre que nous avions mené une recherche qualitative sur l’utilisation et la conservation des ressources naturelles auprès des communautés entourant la Réserve naturelle d'Itombwe dans le groupement de Kigogo, dans 3 villages de Kadette, Kadita, Ishungwe et une petite partie de Ngingu, chefferie de Lwindi, territoire de Mwenga, province du Sud-Kivu en RD Congo.
Le chef des peuples autochtones pygmées témoigne des valeurs écosystémiques de la foret, crédit Photo, christophe Cirumira.

Le chef de localité de Kadita, explique les valeurs culturelles effectués en foret, credit Photo, Christophe Cirumira. 

Résultats

Après analyse, compilation et triangulations des données, les résultats suivants ont été atteints: Les caractéristiques socio-économiques et les moyens de subsistance des personnes vivante à Kigogo sont liées à la forêt  et vivent dans une pauvreté extrême ainsi la forêt  et la terre constituent leurs activités génératrices des revenus par excellence par la chasse, l’agriculture et l’exploitation minière artisanale. L’'ICCN et ses partenaires (WWF, africapacity, etc.) n’ont pas impliqués les communautés de Kigogo aux étapes de consultations libres, informée au préalable et cela est né les conflits entre les communautés de cette zone et l’ICCN avec des perspectives que l’ICCN et ses partenaires sont des prédateurs, voleurs de leurs terres et au finish pour les expulser de leurs terres, chose que BANRO a fait avant toutes activités. Les attitudes de la communauté de Kigogo relativement à l'arrivée de BANRO à Kigigo en 2018 face à la RNI est prometteuse du fait que les communautés attendant de BANRO plus des avantages entre de construction des infrastructures (routes, écoles, hôpitaux), emploi etc mais pour la RNI est de pendre leurs terres,  forêt s nourrisseurs et gagées des moyens de subsistance des communautés pour en faire un parc sur lequel les communautés seront limités à jouir de l’usage et des bénéfices à ces ressources. De ce fait même, la RNI a une grande superficie incapable de contrôler et n’appuis presque pas les communautés or la conservation est un pionnier pour booster le développement des communautés pas l’inverse et ainsi comme c’est BANRO, qui est sur cette voie, on doit le soutenir et se décoloniser des approches conservanistes de la RNI dont le Bamputi du PNKB en sont victimes aujourd’hui.

Christophe CIRUMIRA.

dimanche 15 décembre 2019

Priorisation des problèmes environnementaux au centre de la réunion régionale de la Coalition des Organisations de la Société civile pour un PLAIDOYER en faveur de la Conservation des Ressources Naturelles dans la Région des Grands Lacs au Burundi


Depuis plusieurs décennies, la Région des Grands Lacs Africains en particulier la République Démocratique du Congo(RDC), le Rwanda, le Burundi et l’Uganda est une région dans laquelle, les populations dépendent fortement de l'agriculture, de la pêche, de l'élevage et d'autres attributs des services éco systémiques pour assurer leurs moyens de subsistance conduisant aux menaces graves sur la biodiversité.

Les communautés se sont engagées à céder une partie de leurs terres à la protection des espèces rares et endémiques, d'espaces servant les intérêts de l'humanité et à la solution des multiples problèmes de changement climatique qui ont durement frappé la planète et dont la région n’est pas épargnée.

À l'heure actuelle, les dirigeants des gouvernements de nos pays semblent motivés par des intérêts économiques et de développement qui attirent les investisseurs sans tenir dûment compte du patrimoine naturel, des moyens de subsistance durables ainsi que des sites du patrimoine mondial pour les générations actuelles et futures dans la région étant les territoires des vies des communautés et de la diversité biologique.

Eut égard de cette situation calamiteuse, avec une lucidité approuvée, les organisations de la société civile environnementale de la région  participent activement au lobbying, aux campagnes de plaidoyer et à la collecte des preuves afin d'influencer les politiques et de veiller à ce que les traités et engagements internationaux et régionaux ne soient pas violés. D’où la nécessité de créer un cadre régional pour relever les défis dénommé « Coalition des Organisations de la Société civile pour  un  PLAIDOYER en faveur de la Conservation des Ressources Naturelles dans la Région des Grands Lacs, en sigle COSPGL-RN depuis 2017 avec 6 thématiques clés notamment : Accords régionaux et lois ; Protection de l’habitat des écosystèmes (Bois et Foret, Eau et Pêche) ; Pétrole/ Oil Et autres ressources Naturelles (minières) ; Activités intégratrices, Développement communautaire et Tourisme ; Commerce, Infrastructures et Développement du partenariat  et Recherches, Communication, Genre et Education.
Les team leaders de 6 thématiques de la région, crédit photo, Christophe Cirumira, Décembre 2019, Burundi. 

Pour une vision commune de contribuer à la gestion durable des ressources naturelles dans la Région des Grands Lacs et accompagner le changement dans la gouvernance  des ressources naturelles dans la Région en fonction des approches suivantes de : transparence ; non-discrimination ; redevabilité ; responsabilisation ; prise en compte du genre et des peuples autochtones et la sensibilité aux conflits. Sous une mission de vivre dans un environnement où les ressources naturelles transfrontalières sont gérées de manière rationnelle et durable des ressources transfrontalières.

A l’issu de cette réunion des teams leaders des thématiques au Burundi au 12 au 14 Décembre 2019, Il sied de confirmer que les problèmes environnementaux dans la région ont été priorisés conformément au plan stratégique régionale de plaidoyer et de gouvernance des ressource allant de 2019-2024 sous l’appui de WWF programme RD Congo dans le cadre du projet SIDA dirigé un changement de gouvernance des ressources naturelles.
Christophe CIRUMIRA, présente les priorités dans la recherche scientifique en faveur de la coalition. 

La recherche scientifique reste une solution idoine pour conduire les actions de gouvernance, de conservation et de plaidoyer en faveur des ressources naturelles explique Christophe CIRUMIRA.


Christophe CIRUMIRA. 


vendredi 6 décembre 2019

La Climate Bonds Initiative renonce à sa tentative de greenwashing de l'hydroélectricité


Au nom de XXX organisations de la société civile, nous demandons à la Climate Bonds Initiative (CBI) de renoncer à la certification des projets hydroélectriques destructeurs. Les critères proposés par la CBI sont loin de correspondre aux normes et pratiques acceptables. Leur adoption constituerait une menace considérable pour les rivières, les communautés et les
Espèces d'eau douce qui en dépendent. L’adoption des critères sur l’hydroélectricité risquerait de créer une source de financement rentable pour les promoteurs de barrages sans contribuer à enrayer la crise climatique.

Dans son empressement à capitaliser sur le marché en expansion des projets avec certification climatique, la Climate Bonds Initiative s'est alignée sur l'Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), un organisme créé pour promouvoir les intérêts des entreprises du secteur hydroélectrique et renforcer leur image. Ces dernières années, l'IHA a déployé une série d'outils et de directives au lieu de normes et de mécanismes internationaux établis pour évaluer les coûts et les avantages de l'hydroélectricité.
 
Salle de réunion de la COOP25 à Mandrid, Décembre 2019. 
Les impacts environnementaux et sociaux néfastes des barrages hydroélectriques sont maintenant bien documenté, y compris : le déplacement et l'appauvrissement de millions de personnes, en particulier les peuples autochtones ; l'extinction d'espèces d'eau douce ; et la fragmentation des cours d'eau. La CBI propose cependant d’adopter l’outil d’évaluation environnementale, sociale et de gouvernance de l'IHA comme principale source d'évaluation et de vérification. Ce ne serait qu'un exercice de « cas à cocher » par des évaluateurs accrédités par l'IHA elle-même - un conflit d'intérêts flagrant - bafouant les normes et conventions internationales conçues pour protéger les rivières et les droits des communautés. Cela irait également à l'encontre des approches positives adoptées dans le cadre de la norme existante de la CBI pour les infrastructures hydrauliques.

Les réservoirs hydroélectriques émettent des quantités importantes de gaz à effet de serre, surtout méthane – un gaz à effet de serre particulièrement puissant et contribuent de manière significative à la crise climatique. Pourtant, les critères proposés par CBI sont tellement faible que même les barrages à fortes émissions pourraient être certifiés par la CBI. Ce problème est aggravé par la proposition de la CBI d’utiliser l’outil de l’IHA pour calculer les émissions, un outil qui sous-estime systématiquement les émissions de gaz à effet de serre des barrages. Le financement climatique peut jouer un rôle crucial pour garantir des résultats positifs pour les rivières. Cela pourrait inclure : la protection des ressources en eau douce menacées ; rétablir les flux qui facilitent la reconnexion des écosystèmes fragmentés ; assurer des flux culturels et environnementaux déterminés en concertation avec les populations affectées ; et promouvoir les efforts de restauration des rivières tels que le déclassement des barrages obsolètes. Ceci est de la plus haute importance car nos ressources en eau douce sont indispensables au maintien en cette période de changement climatique.
La CBI a déjà publié une norme distincte pour les infrastructures hydrauliques qui a franchi une étape importante pour aider à promouvoir des solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique. Les critères de CBI sur l'hydroélectricité représentent un pas en arrière, permettant les projets énergétiques habituels qui menacent davantage nos rivières. Si ces critères sont approuvés, ils vont exacerber les menaces mondiales qui pèsent sur la diversité biologique des eaux douces, saperait les valeurs culturelles et les droits de l’homme des communautés affectées, et ne contribuerait pas dans la résolution de la crise climatique. En même temps, cela nuirait à la réputation de la Climate Bonds Initiative et contribuerait à discréditer les mécanismes de financement des obligations vertes en général. Par conséquent, nous demandons à la CBI, à son conseil d’administration et à ses organes consultatifs, de renoncer à l’adoption des critères qui s’occupent de l’industrie hydroélectrique au lieu de proposer des solutions concrètes pour faire face à la crise climatique.
Organismes de soutien: International Rivers
Rivers without Boundaries.
Partagé par

Christophe CIRUMIRA.


mardi 3 décembre 2019

49 ans d’Existence du Parc National de Kahuzi Biega Site du Patrimoine Mondial en RD Congo.


Vaste de 6000 km², le Parc national de Kahuzi-Bièga (PNKB) est l’un des parcs nationaux de la RDC localisé à l’Est du Congo, crée le 30 Novembre 1970. Il s’étend du bassin du fleuve Congo près d’Itebero-Utu jusqu’à sa frontière orientale, au nord-ouest de la ville de Bukavu. Les coordonnées géographiques extrêmes sont : à l’Ouest à la rivière Ezeza (21°33’E), à l’Est à Lemera (28°46’E), au Sud à Lubimbe (2°37’S) et au Nord au mont Matebo ou mont Kamengele (1°36’S). Son altitude varie entre 600m et 3308m. Ses points sommitaux sont le Mont Kahuzi (3308m) et le Mont Biega (2790m) (Plumptre et al. 2007). Il a été créé en 1970 et fait partie des cinq sites du patrimoine mondial de l'UNESCO en RDC depuis 1980. Comme le reste des sites du patrimoine mondial de la RDC, le PNKB est inscrit sur la liste des SPM en péril depuis 1997(UNESCO 1998). Il a une faune et une flore très riches, très diversifiées et très exceptionnelles constituées de beaucoup d’espèces endémiques, rares et menacées d’extinction, compte 136 espèces de mammifères parmi lesquelles 14 sont menacées, 335 espèces d’oiseaux dont 11 sont menacées et 30 sont endémiques au niveau du Rift Albertin (RA), 69 espèces de reptiles, 44 espèces amphibiens et plusieurs centaines d’espèces de plantes dont 145 sont endémiques au niveau du Rift Albertin (Amsini et al. 2010). Il s’étend du bassin du fleuve Congo près d’Itebero-Utu jusqu’à sa frontière occidentale au Nord-Ouest de Bukavu. Il est caractérisé par diverses zones végétales variables selon l'altitude dont la forêt de montagne, la forêt de bambous, les zones sub-alpine et alpine, des marais, des tourbières et des rivières. Le parc est traversé par de nombreux cours d’eau. Les plus importants sont : au Nord, les rivières Luka, Talya et Utu ; à l’Est, les rivières Ezeiza, Chamaka, Nduma, Kansunsu ; au Sud, les rivières Lubimbe, Nyakagera et Lugulu. Enfin à l’Est, la rivière Lushanja. Le PNKB est limité au Nord par le Parc National de Maïko, la Réserve naturelle de Tayna, la Réserve des primates de Kisimba-Ikobo, le chapelet de Réserves de l’UGADEC et au Sud par la Réserve Naturelle d’Itombwe. Il fait partie du « Landscape 10 » (PFBC, 2007) avec  7 stations dont Lulingu, Itebero, Nzofu, Kasese, Nkuku, Mumbili et Tshivanga (Shalukoma,2001). Le PNKB couvre les territoires administratifs de Kabare, de Kalehe, de Shabunda et de Walungu dans la Province du Sud-Kivu; de Walikale, dans la Province du Nord-Kivu et de Punia dans la Province du Maniema.
L’anniversaire de 49 ans de ce site du patrimoine mondial était un véritable moment de nommer les 4 bebes des Gorilles de Grauer étant parmi les espèces endémiques de la région et lancer les activités du cinquantaine de ce Parc l’an 2019.


Photo de famille au site du PNKB, Christophe CIRUMIRA, Novembre 2019.


Par ailleurs, un nouveau élan d’évaluer les menaces qui pèsent sur la biodiversité de ce dernier et renforcer les mécanismes des réductions des menaces en collaboration avec les parties prenantes et les partenaires financiers et techniques.

Par contre, la collaboration entre les gestionnaires du parc et les peuples autochtones reste une réalité après plusieurs tensions.  
Le gâteau anniversaire de 49 ans du PNKB, Christophe Cirumira, Novembre 2019.

Les acteurs de la société civile environnementale réitère son soutien indéfectible à la protection du PNKB.


Christophe CIRUMIRA. 

Présentation des résultats d’analyses préliminaires pour l’élaboration des cartes des options de restauration des paysages forestiers au Sud-Kivu dans le cadre du projet amélioration de la gestion et de la restauration des ressources agro-sylvo-pastorales dans la province pilote du Sud-Kivu _RD Congo

Le World Resources Institute (WRI) appuie l’élaboration d’une stratégie provinciale de restauration des paysages forestiers (RPF) dans la province du Sud-Kivu en RD Congo sous l’appui du Fonds Mondial de l’Environnement mise en œuvre par la FAO à travers le ministère de l’environnement et développement durable du pays suivant la méthodologie d’évaluation des opportunités de restauration (MEOR). 


Ce travail s’inscrit dans le cadre du projet amélioration de la gestion et de la restauration des ressources agro-sylvo-pastorales dans la province pilote du Sud-Kivu, financé par le Fond pour l’Environnement Mondial et exécuté par l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO).  Le processus d’élaboration de la stratégie provinciale de RPF a commencé par une première mission exploratoire de WRI dans la province du Sud-Kivu, du 09 au 18 septembre 2019.

Photo des participants, crédit photo, Christophe Cirumira, Novembre 2019

A l’issus de ces assises, Les cartes préliminaires des opportunités et interventions de RPF pour le Sud-Kivu ont étés présentées, enrichies et validées par les participants sous trois types dont la  Technologie agricole (Agroforesterie), la Restauration de protection ainsi que le type des Forets et Boisements communautaires.

Les autorités politico-administratives et les acteurs locaux ont été informés sur le processus de RPF au Sud-Sud-Kivu, et leurs avis recueillis sur les questions foncières et les enjeux de restauration.
Le projet de canevas de la stratégie provinciale de RPF est présenté et validé par les participants et tous les éléments du plan d’action ont étés collectés pour informer le document de stratégie provinciale de RPF. 

Christophe CIRUMIRA. 

samedi 26 octobre 2019

Nécessite d'un plan de réduction des catastrophes naturelles dans la ville de Bukavu-Sud-Kivu en RD Congo.

Au fil des années, dans la ville de Bukavu, province du Sud-Kivu en RD Congo,  on a constaté que les facteurs liés à l’urbanisation non planifiée à la suite de l’afflux de population fuyant les milieux ruraux à cause de l’insécurité, la densité démographique, la dégradation de l’environnement et le changement climatique sont autant des facteurs qui exposent la population à des risques importants. Tels que les tremblements de la terre, les cyclones, les inondations et les sécheresses. Les effets combines de ces risques conduisent inévitablement à la perte des nombreuses vies humaines, destruction des infrastructures et même accroître la misère humaine depuis plus de 20 ans.
Apres un atelier sur l’élaboration d'un plan de lutte contre les catastrophes naturelles au Sud-Kivu, RD Congo, crédit Photo, Christophe CIRUMIRA, Octobre 2019.


Selon les rapports  du service de la Protection civile, coordination du Sud-Sud-Kivu de 2018 et 2019, il se révèle que les incendies se multiplient de plus en plus dans la ville de Bukavu et cela se fait constater par la multitude de cas notamment plus de 200 maisons à Irambo, 67 maisons à Cimpunda, l’année passée et plus de 520 ménages touchés au Camps Zaïre,  plus de 15 maisons à Nyamugo, plus de 40 maisons à Kanoshe, plus de 10 maisons au Quartier Latin et récemment plus de 600 maison à Nyamugo et d’autres à Mudaka. Pendant ces temps des milliers de maisons ont été incendiés, des biens de valeurs   consumés, plusieurs familles sont sans abris.
Cette recrudescence des catastrophes  liés aux incendies nous pousse à plus de réflexion dans le but  de comprendre ce phénomène malheureux, mais aussi entrevoir de solutions plus réfléchies impliquant beaucoup d’acteurs étatiques et de la société civile pour une recherche d’une solution durable pouvant non seulement aider l’Etat à avoir la main à l’ouvrage, mais aussi mettre à l’abri la population qui en est toujours victime. 

Ce tableau présente tous les cas des incendies dans la ville sans aucun mécanisme de réduction des catastrophes jusqu'aujourd'hui. 


Tableau: SINISTRES DES INCENDIES DANS LA VILLE DE BUKAVU (De janvier à mi-octobre 2019) dans la ville de Bukavu.
Communes
NOMBRE DES MAISONS

NOMBRE DES MENAGES

NOMBRE DES BLESSES

NOMBRES DES MORTS

Bagira
53

88

5
7
Ibanda
49

100

0
6
Kadutu
570

1199

13
3
Total général
672

1387

18
16
Source : Ministère de la Santé, Genre, Famille, Affaires Sociales et Humanitaires, octobre 2019.


Les probables causes des incendies dans la ville de Bukavu quoi que les victimes restent réfractrices de ne savoir les sources des incendies. Il présente  les causes de ces drames dans la ville de Bukavu : (1) l’homme et ses activités anthropiques quotidiennes à domicile ; manque des mécanismes de protection civile et des enjeux de lutte anti incendie ainsi que l’insuffisance de préparation psychologique de la population sur ces phénomènes. Ensuite, il soulève les questions des mauvaises installations électriques, l’utilisation traditionnelle des bras zéros et d’autres combustibles dans les ménages et les constructions anarchiques due à l’exode rural  dans la ville de Bukavu sans aucun plan d’urbanisation de la ville.

A long terme, hormis les conséquences directes d’incendies dans la ville, il s’avère qu’il aurait des conséquences indirectes suite à l’inhalation des fumés et des émissions de CO2 dans l’atmosphère responsable des maladies, des effondrements des gaz à effet de serre et du réchauffement climatique.

les maison en feu dans la ville de Bukavu, crédit photo, christophe cirumira, 2019. 

Eut égard à ce qui précède, les acteurs de la société civile environnementale, donne une proposition contrainte d’élaboration des plans de réduction des catastrophes et des plans des plaidoyers dans la ville de Bukavu au Sud-Kivu en RD Congo et donc le pays pourrait voter un budget allouer à ces derniers. Ces plans sont des réponses efficaces à ces situations dramatiques afin de sauver les vies humaines et les écosystèmes en danger dans la ville de Bukavu.   


Christophe CIRUMIRA.                                                                                           

samedi 19 octobre 2019

Valorisation et Conservation particulière de l'OKAPI, Symbole de la RD Congo.


Depuis trente ans, à l’Est du pays, l’Okapi est l’animal mystérieux à la morphologie étrange évoquant à la fois le Zèbre et la Girafe, emblématique, charismatique et symbole de taille de la République Démocratique du Congo (RDC). Seul pays au monde où il vit à l’état sauvage.
Mais ce mammifère est menacé par les miliciens armés, les braconniers spécialisés dans la commerce illicite des espèces endémiques, les mineurs illégaux, l’exploitation du bois et l’agriculture sur brûlis..
Protégeons tous l'Okapi en RD Congo, crédit photo: Christophe CIRUMIRA. 

L’Okapi va-t-il bientôt disparaître de la planète ? S’interroge le jeune chercheur congolais Christophe CIRUMIRA.

La « girafe des forêts » vient de rejoindre la liste rouge des espèces menacées de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), il reste moins de 5000 spécimens d’Okapis sur la terre vivant uniquement dans la forêt tropicale de la RD Congo. D’après l’UICN, l’espèce est « proche de la catégorie la plus élevée de risque d’extinction ». 

Spécimens de l'Okapi en RD Congo. 
Les quelques milliers d’Okapis restent en vie dans les forêts de la RD Congo et  vivent cachés, pour échapper  au braconnage. Mais leur habitat naturel est également menacé par fois par les communautés locales à  la recherche des moyens des subsistances en forêt et dans les aires protégées.
La réserve de faune à Okapi (RFO) porteuse de ce nom, reste parmi les rares aires protégées de référence en RD Congo où les efforts de conservation de ce dernier restent un champ de bataille de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) avec ses divers partenaires techniques et financiers à titre d’exemple WCS-USAID, que vous pouvez lire suivant ce lien :
 (https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_de_faune_%C3%A0_okapis).

 
L'Okapi dans la foret tropicale de la RD Congo dans la RFO. 
Eut égard de ce qui précède, à l’occasion de la journée mondiale de l’Okapi, célébrée chaque le 18 Octobre de chaque année,  nous haussons la voix pour dire non aux braconnages, aux commerces illicites et à la destruction de l’habitat naturel de l’Okapi, étant jadis, l’emblème de la RD Congo.  Cependant, l’espèce nécessite une valorisation et une protection particulière en RD Congo et dans le monde entier.

Sur la même voix, le Gouvernement Congolais doit s’impliquer à mettre en place des tribunaux de lutte anti braconnage dans toutes les provinces de la RD Congo, pour  renforcer les approches des conservations des espaces endémiques protégées par la législation congolaise et internationale, et réduire les criminalités fauniques et floristiques par tous les moyens efficaces.  


Christophe CIRUMIRA.

Zones humides et biodiversité, célébration de la journée mondiale de Zones humides à Bukavu, Sud-Kivu en RD Congo par la société civile environnementale.

Chaque le 2 février, l’humanité célèbre la Journée Mondiale des Zones Humides pour commémorer la signature de la Convention sur les zones ...