mardi 25 février 2020

Zones humides et biodiversité, célébration de la journée mondiale de Zones humides à Bukavu, Sud-Kivu en RD Congo par la société civile environnementale du Sud-Kivu.


Chaque le 2 février, l’humanité célèbre la Journée Mondiale des Zones Humides pour commémorer la signature de la Convention sur les zones humides (RAMSAR), le 2 février 1971, dans la ville Iranienne de Ramsar, au bord de la mer Caspienne.
Les pays africains en général sont extrêmement riches en ressources naturelles. Présentée comme un « scandale géologique » en raison de ses abondantes réserves de minerais, dispose également d’un potentiel forestier, des zones humides gigantesques, abritant plus de 81% des forêts denses et 17% des zones humides dans le Bassin du Congo. L’étendue de sa couverture forestière, l’importance et la densité de son réseau hydrographique, la richesse de ses écosystèmes et de sa biodiversité en font potentiellement une des toutes premières puissances environnementales au monde.
Malgré ces attributs, les pays africains restent très pauvres. Seule l’utilisation rationnelle de ces ressources et leur conservation peuvent inverser la tendance d’aujourd’hui mais hélas ce secteur semble être néglige par les jeunes.
Ces écosystèmes nous fournissent l’eau douce, rechargent la nappe phréatique, fournissent l’énergie hydroélectrique, procurent le riz, le poisson, pour la sécurité alimentaire, la nutrition des milliards de personnes et un incontournable habitat d’une diversité biologiques. Les zones humides assurent une régulation et inconditionnelle dans l’adaptation des effets du changement climatique. Cependant, les zones humides subissent des menaces malgré le rôle écologique, économique et social qu’elles jouent pour l’homme et le fonctionnement écologique des écosystèmes et des espèces. Ces menaces sont entre autre l’afflux de population humaine, les braconnages, la pêche, l’exploitation des minerais, la déforestation, la pauvreté des communautés riveraines, la faible protection des zones humides, la pollution des rivières, le changement climatique, le feu des brousses, la recherche des pâturages.
Faisant partie des écosystèmes qui regorgent de nombreuses ressources indispensables pour l’humanité (sont parmi les plus complexes divers et les plus productifs), Mubalama et al, 2012. C’est pourquoi la principale mission de la convention de Ramsar est la principale mission de la convention de Ramsar « la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier » est dédiée. Car bien qu’étant considérées comme les reins de la nature, les zones humides font parties des écosystèmes qui ont prouvé leur importance tant pour les populations locales que pour la communauté internationale (Mubalama et al, 2012). Cependant, elles continuent de subir d’énormes pressions anthropiques qui sont fatales pour leur devenir. Face donc à cette crise grandissante, la communauté mondiale s’organise à travers différentes parties prenantes dont les jeunes pour trouver les solutions appropriées. Ainsi cette approche d’engagement des jeunes dans la conservation des zones humides et la biodiversité d’Afrique se veut participative pour la conscience des jeunes, futurs décideurs. Malheureusement, en Afrique et dans le monde il n’existe pas de mobilisation véritable des jeunes sur la question des zones humides. En appui de la convention Ramsar ainsi que du Réseau Mondiale des zones humides, dans le souci d’aider à la réussite de celle-ci, c’est dans cette perspective que le la société civile environnementale du Sud-Kivu venait organiser une conférence de sensibilisation, de gouvernance, de valorisation pour la conservation durable des zones humides et la biodiversité à l’occasion du mois de févier dédié à la célébration des zones humides sous le thème « Zone Humide et Biodiversité » tout en mettant un accent particulier que cette année est un décalage d’implication et des mobilisations des jeunes dans ce secteur sous plusieurs formes.


Vu l’ampleur de ces zones humides en RDC, les 3 orateurs ont développés les aspects suivants :
Le Professeur Eloi RUVUNA de l’Université de nouvelle pâque de Bukavu développe les Enjeux du développement durable face à la conservation des zones humides en RDC, sans transite le chercheur Christophe CIRUMIRA : Chargé de communication de la société civile environnementale et point focale jeune du réseau mondiale des zones humides fait un lien de l’Engagement des jeunes concilié aux connaissances scientifiques comme un nouveau paradigme de conservation des zones humides en RDC. Le troisième intervenant Maître John Ciza  ouvre un prêche sur la législation des zones humides en RDC gage de la conservation de ces zones et en fin, le président de la société civile environnementale et point focal de la convention de Ramsar en RDC Monsieur Josué Aruna prouve que les Zones humides restent les moyens des subsistances des communautés, de lutte contre le changement climatique, de réservoir des tourbières et sont des habitats naturelles de la biodiversité dans le bassin du Congo, pour ne citer que cela.

Christophe CIRUMIRA.

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