dimanche 15 décembre 2019

Priorisation des problèmes environnementaux au centre de la réunion régionale de la Coalition des Organisations de la Société civile pour un PLAIDOYER en faveur de la Conservation des Ressources Naturelles dans la Région des Grands Lacs au Burundi


Depuis plusieurs décennies, la Région des Grands Lacs Africains en particulier la République Démocratique du Congo(RDC), le Rwanda, le Burundi et l’Uganda est une région dans laquelle, les populations dépendent fortement de l'agriculture, de la pêche, de l'élevage et d'autres attributs des services éco systémiques pour assurer leurs moyens de subsistance conduisant aux menaces graves sur la biodiversité.

Les communautés se sont engagées à céder une partie de leurs terres à la protection des espèces rares et endémiques, d'espaces servant les intérêts de l'humanité et à la solution des multiples problèmes de changement climatique qui ont durement frappé la planète et dont la région n’est pas épargnée.

À l'heure actuelle, les dirigeants des gouvernements de nos pays semblent motivés par des intérêts économiques et de développement qui attirent les investisseurs sans tenir dûment compte du patrimoine naturel, des moyens de subsistance durables ainsi que des sites du patrimoine mondial pour les générations actuelles et futures dans la région étant les territoires des vies des communautés et de la diversité biologique.

Eut égard de cette situation calamiteuse, avec une lucidité approuvée, les organisations de la société civile environnementale de la région  participent activement au lobbying, aux campagnes de plaidoyer et à la collecte des preuves afin d'influencer les politiques et de veiller à ce que les traités et engagements internationaux et régionaux ne soient pas violés. D’où la nécessité de créer un cadre régional pour relever les défis dénommé « Coalition des Organisations de la Société civile pour  un  PLAIDOYER en faveur de la Conservation des Ressources Naturelles dans la Région des Grands Lacs, en sigle COSPGL-RN depuis 2017 avec 6 thématiques clés notamment : Accords régionaux et lois ; Protection de l’habitat des écosystèmes (Bois et Foret, Eau et Pêche) ; Pétrole/ Oil Et autres ressources Naturelles (minières) ; Activités intégratrices, Développement communautaire et Tourisme ; Commerce, Infrastructures et Développement du partenariat  et Recherches, Communication, Genre et Education.
Les team leaders de 6 thématiques de la région, crédit photo, Christophe Cirumira, Décembre 2019, Burundi. 

Pour une vision commune de contribuer à la gestion durable des ressources naturelles dans la Région des Grands Lacs et accompagner le changement dans la gouvernance  des ressources naturelles dans la Région en fonction des approches suivantes de : transparence ; non-discrimination ; redevabilité ; responsabilisation ; prise en compte du genre et des peuples autochtones et la sensibilité aux conflits. Sous une mission de vivre dans un environnement où les ressources naturelles transfrontalières sont gérées de manière rationnelle et durable des ressources transfrontalières.

A l’issu de cette réunion des teams leaders des thématiques au Burundi au 12 au 14 Décembre 2019, Il sied de confirmer que les problèmes environnementaux dans la région ont été priorisés conformément au plan stratégique régionale de plaidoyer et de gouvernance des ressource allant de 2019-2024 sous l’appui de WWF programme RD Congo dans le cadre du projet SIDA dirigé un changement de gouvernance des ressources naturelles.
Christophe CIRUMIRA, présente les priorités dans la recherche scientifique en faveur de la coalition. 

La recherche scientifique reste une solution idoine pour conduire les actions de gouvernance, de conservation et de plaidoyer en faveur des ressources naturelles explique Christophe CIRUMIRA.


Christophe CIRUMIRA. 


vendredi 6 décembre 2019

La Climate Bonds Initiative renonce à sa tentative de greenwashing de l'hydroélectricité


Au nom de XXX organisations de la société civile, nous demandons à la Climate Bonds Initiative (CBI) de renoncer à la certification des projets hydroélectriques destructeurs. Les critères proposés par la CBI sont loin de correspondre aux normes et pratiques acceptables. Leur adoption constituerait une menace considérable pour les rivières, les communautés et les
Espèces d'eau douce qui en dépendent. L’adoption des critères sur l’hydroélectricité risquerait de créer une source de financement rentable pour les promoteurs de barrages sans contribuer à enrayer la crise climatique.

Dans son empressement à capitaliser sur le marché en expansion des projets avec certification climatique, la Climate Bonds Initiative s'est alignée sur l'Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), un organisme créé pour promouvoir les intérêts des entreprises du secteur hydroélectrique et renforcer leur image. Ces dernières années, l'IHA a déployé une série d'outils et de directives au lieu de normes et de mécanismes internationaux établis pour évaluer les coûts et les avantages de l'hydroélectricité.
 
Salle de réunion de la COOP25 à Mandrid, Décembre 2019. 
Les impacts environnementaux et sociaux néfastes des barrages hydroélectriques sont maintenant bien documenté, y compris : le déplacement et l'appauvrissement de millions de personnes, en particulier les peuples autochtones ; l'extinction d'espèces d'eau douce ; et la fragmentation des cours d'eau. La CBI propose cependant d’adopter l’outil d’évaluation environnementale, sociale et de gouvernance de l'IHA comme principale source d'évaluation et de vérification. Ce ne serait qu'un exercice de « cas à cocher » par des évaluateurs accrédités par l'IHA elle-même - un conflit d'intérêts flagrant - bafouant les normes et conventions internationales conçues pour protéger les rivières et les droits des communautés. Cela irait également à l'encontre des approches positives adoptées dans le cadre de la norme existante de la CBI pour les infrastructures hydrauliques.

Les réservoirs hydroélectriques émettent des quantités importantes de gaz à effet de serre, surtout méthane – un gaz à effet de serre particulièrement puissant et contribuent de manière significative à la crise climatique. Pourtant, les critères proposés par CBI sont tellement faible que même les barrages à fortes émissions pourraient être certifiés par la CBI. Ce problème est aggravé par la proposition de la CBI d’utiliser l’outil de l’IHA pour calculer les émissions, un outil qui sous-estime systématiquement les émissions de gaz à effet de serre des barrages. Le financement climatique peut jouer un rôle crucial pour garantir des résultats positifs pour les rivières. Cela pourrait inclure : la protection des ressources en eau douce menacées ; rétablir les flux qui facilitent la reconnexion des écosystèmes fragmentés ; assurer des flux culturels et environnementaux déterminés en concertation avec les populations affectées ; et promouvoir les efforts de restauration des rivières tels que le déclassement des barrages obsolètes. Ceci est de la plus haute importance car nos ressources en eau douce sont indispensables au maintien en cette période de changement climatique.
La CBI a déjà publié une norme distincte pour les infrastructures hydrauliques qui a franchi une étape importante pour aider à promouvoir des solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique. Les critères de CBI sur l'hydroélectricité représentent un pas en arrière, permettant les projets énergétiques habituels qui menacent davantage nos rivières. Si ces critères sont approuvés, ils vont exacerber les menaces mondiales qui pèsent sur la diversité biologique des eaux douces, saperait les valeurs culturelles et les droits de l’homme des communautés affectées, et ne contribuerait pas dans la résolution de la crise climatique. En même temps, cela nuirait à la réputation de la Climate Bonds Initiative et contribuerait à discréditer les mécanismes de financement des obligations vertes en général. Par conséquent, nous demandons à la CBI, à son conseil d’administration et à ses organes consultatifs, de renoncer à l’adoption des critères qui s’occupent de l’industrie hydroélectrique au lieu de proposer des solutions concrètes pour faire face à la crise climatique.
Organismes de soutien: International Rivers
Rivers without Boundaries.
Partagé par

Christophe CIRUMIRA.


mardi 3 décembre 2019

49 ans d’Existence du Parc National de Kahuzi Biega Site du Patrimoine Mondial en RD Congo.


Vaste de 6000 km², le Parc national de Kahuzi-Bièga (PNKB) est l’un des parcs nationaux de la RDC localisé à l’Est du Congo, crée le 30 Novembre 1970. Il s’étend du bassin du fleuve Congo près d’Itebero-Utu jusqu’à sa frontière orientale, au nord-ouest de la ville de Bukavu. Les coordonnées géographiques extrêmes sont : à l’Ouest à la rivière Ezeza (21°33’E), à l’Est à Lemera (28°46’E), au Sud à Lubimbe (2°37’S) et au Nord au mont Matebo ou mont Kamengele (1°36’S). Son altitude varie entre 600m et 3308m. Ses points sommitaux sont le Mont Kahuzi (3308m) et le Mont Biega (2790m) (Plumptre et al. 2007). Il a été créé en 1970 et fait partie des cinq sites du patrimoine mondial de l'UNESCO en RDC depuis 1980. Comme le reste des sites du patrimoine mondial de la RDC, le PNKB est inscrit sur la liste des SPM en péril depuis 1997(UNESCO 1998). Il a une faune et une flore très riches, très diversifiées et très exceptionnelles constituées de beaucoup d’espèces endémiques, rares et menacées d’extinction, compte 136 espèces de mammifères parmi lesquelles 14 sont menacées, 335 espèces d’oiseaux dont 11 sont menacées et 30 sont endémiques au niveau du Rift Albertin (RA), 69 espèces de reptiles, 44 espèces amphibiens et plusieurs centaines d’espèces de plantes dont 145 sont endémiques au niveau du Rift Albertin (Amsini et al. 2010). Il s’étend du bassin du fleuve Congo près d’Itebero-Utu jusqu’à sa frontière occidentale au Nord-Ouest de Bukavu. Il est caractérisé par diverses zones végétales variables selon l'altitude dont la forêt de montagne, la forêt de bambous, les zones sub-alpine et alpine, des marais, des tourbières et des rivières. Le parc est traversé par de nombreux cours d’eau. Les plus importants sont : au Nord, les rivières Luka, Talya et Utu ; à l’Est, les rivières Ezeiza, Chamaka, Nduma, Kansunsu ; au Sud, les rivières Lubimbe, Nyakagera et Lugulu. Enfin à l’Est, la rivière Lushanja. Le PNKB est limité au Nord par le Parc National de Maïko, la Réserve naturelle de Tayna, la Réserve des primates de Kisimba-Ikobo, le chapelet de Réserves de l’UGADEC et au Sud par la Réserve Naturelle d’Itombwe. Il fait partie du « Landscape 10 » (PFBC, 2007) avec  7 stations dont Lulingu, Itebero, Nzofu, Kasese, Nkuku, Mumbili et Tshivanga (Shalukoma,2001). Le PNKB couvre les territoires administratifs de Kabare, de Kalehe, de Shabunda et de Walungu dans la Province du Sud-Kivu; de Walikale, dans la Province du Nord-Kivu et de Punia dans la Province du Maniema.
L’anniversaire de 49 ans de ce site du patrimoine mondial était un véritable moment de nommer les 4 bebes des Gorilles de Grauer étant parmi les espèces endémiques de la région et lancer les activités du cinquantaine de ce Parc l’an 2019.


Photo de famille au site du PNKB, Christophe CIRUMIRA, Novembre 2019.


Par ailleurs, un nouveau élan d’évaluer les menaces qui pèsent sur la biodiversité de ce dernier et renforcer les mécanismes des réductions des menaces en collaboration avec les parties prenantes et les partenaires financiers et techniques.

Par contre, la collaboration entre les gestionnaires du parc et les peuples autochtones reste une réalité après plusieurs tensions.  
Le gâteau anniversaire de 49 ans du PNKB, Christophe Cirumira, Novembre 2019.

Les acteurs de la société civile environnementale réitère son soutien indéfectible à la protection du PNKB.


Christophe CIRUMIRA. 

Présentation des résultats d’analyses préliminaires pour l’élaboration des cartes des options de restauration des paysages forestiers au Sud-Kivu dans le cadre du projet amélioration de la gestion et de la restauration des ressources agro-sylvo-pastorales dans la province pilote du Sud-Kivu _RD Congo

Le World Resources Institute (WRI) appuie l’élaboration d’une stratégie provinciale de restauration des paysages forestiers (RPF) dans la province du Sud-Kivu en RD Congo sous l’appui du Fonds Mondial de l’Environnement mise en œuvre par la FAO à travers le ministère de l’environnement et développement durable du pays suivant la méthodologie d’évaluation des opportunités de restauration (MEOR). 


Ce travail s’inscrit dans le cadre du projet amélioration de la gestion et de la restauration des ressources agro-sylvo-pastorales dans la province pilote du Sud-Kivu, financé par le Fond pour l’Environnement Mondial et exécuté par l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO).  Le processus d’élaboration de la stratégie provinciale de RPF a commencé par une première mission exploratoire de WRI dans la province du Sud-Kivu, du 09 au 18 septembre 2019.

Photo des participants, crédit photo, Christophe Cirumira, Novembre 2019

A l’issus de ces assises, Les cartes préliminaires des opportunités et interventions de RPF pour le Sud-Kivu ont étés présentées, enrichies et validées par les participants sous trois types dont la  Technologie agricole (Agroforesterie), la Restauration de protection ainsi que le type des Forets et Boisements communautaires.

Les autorités politico-administratives et les acteurs locaux ont été informés sur le processus de RPF au Sud-Sud-Kivu, et leurs avis recueillis sur les questions foncières et les enjeux de restauration.
Le projet de canevas de la stratégie provinciale de RPF est présenté et validé par les participants et tous les éléments du plan d’action ont étés collectés pour informer le document de stratégie provinciale de RPF. 

Christophe CIRUMIRA. 

Zones humides et biodiversité, célébration de la journée mondiale de Zones humides à Bukavu, Sud-Kivu en RD Congo par la société civile environnementale.

Chaque le 2 février, l’humanité célèbre la Journée Mondiale des Zones Humides pour commémorer la signature de la Convention sur les zones ...