lundi 24 février 2020

Utilisation et conservation des ressources Naturelles dans la chefferie de lwindi , groupement de kigogo, villages de kadette, ishungwe et kadita dans la Reserve naturelle d’Itombe, territoire de Mwenga dans la province du Sud-Kivu en Rd congo



Le contexte socio-économique des régions rurales des pays sous-développés affecte considérablement l’inefficacité de conservation de la biodiversité dans les aires protégées et en particulier en RDC spécifiquement à la Réserve Naturelle d’Itombwe. Ainsi, les aires protégées demeurent la pierre angulaire de la conservation de la biodiversité. En outre, c’est un mécanisme essentiel, non seulement pour conserver la biodiversité, mais aussi pour sécuriser l’approvisionnement en eau, assurer la sécurité alimentaire, réduire les risques de catastrophe et atténuer les impacts du changement climatique tout en relevant les moyens de subsistances des communautés riveraines (Deguignet et al.2014).
Les aires protégées constituent l’un des grands trésors biologiques, et représentent l’un des biens les plus précieux de nombreux pays y compris la RDC (Eisen, et al, 2016). Cependant, l’atteinte des objectifs de conservation nécessite plus d’efforts et de volonté politique et des parties prenantes dont les communautés locales. Malheureusement, la RNI est soumis aux dégradations par les communautés. Par exemple, la majorité des aires protégées en République Démocratique du Congo (RDC) étaient créées sans impliquer les communautés locales (Borrini, et al. 2014). Ce qui serait à l’origine des conflits de toute forme engendrant la dégradation des dites aires protégées (Borrini, et al. 2014). En plus, différentes pratiques anthropiques menacent la biodiversité de la RNI comme le braconnage, la déforestation, l’exploitation artisanale et industrielles des minerais, la prolifération des groups armes, la pression humaine sur les ressources dans les aps (Cirumira, 2019).
De plus, l’utilisation, la délimitation et l’affectation du sol dans les zones tampons sont souvent incompatibles avec les objectifs de conservation des réserves naturelles. Dans ce contexte, l’efficacité de conservation des réserves naturelles sera fortement corrélée avec la réduction des pressions anthropiques (Julien, 2009). Elles sont bien souvent convoitées par différents acteurs et subissent de ce fait de nombreuses formes de pression humaine (agriculture, élevage, exploitation du bois ; des minerais, des produits forestiers non ligneux, le braconnage, etc.).
Actuellement, la tendance à l’effondrement des pratiques traditionnelles liées à la protection de la nature n’interdit pas de penser à leur réactualisation, eu égard aux enjeux environnementaux de l’heure.  C’est sous cette perspective que Roussel (2005) démontre la durabilité des savoirs naturalistes locaux en soulignant ‘’qu’appartenir à une tradition est considérée comme la garantie d’une certaine ancienneté et si les éléments de la biodiversité concernée sont parvenus jusqu’à nous, c’est que l’utilisation qui en est faite est nécessairement durable’’. À travers l’histoire de l’humanité, les peuples autochtones et les communautés locales de la RNI ont gérés pour une multitude de raisons, notamment la subsistance, le respect de la nature, et à des fins culturelles et spirituelles. Cette gestion des ressources locales devance de plusieurs millénaires les notions modernes d’« aires protégées », et persiste jusqu’à aujourd’hui. Mais hélas ces aspects ne sont plus pris en considération même dans les paysages de la Reserve Naturelle d’Itombwe plus particulièrement.
C’est dans ce cadre que nous avions mené une recherche qualitative sur l’utilisation et la conservation des ressources naturelles auprès des communautés entourant la Réserve naturelle d'Itombwe dans le groupement de Kigogo, dans 3 villages de Kadette, Kadita, Ishungwe et une petite partie de Ngingu, chefferie de Lwindi, territoire de Mwenga, province du Sud-Kivu en RD Congo.
Le chef des peuples autochtones pygmées témoigne des valeurs écosystémiques de la foret, crédit Photo, christophe Cirumira.

Le chef de localité de Kadita, explique les valeurs culturelles effectués en foret, credit Photo, Christophe Cirumira. 

Résultats

Après analyse, compilation et triangulations des données, les résultats suivants ont été atteints: Les caractéristiques socio-économiques et les moyens de subsistance des personnes vivante à Kigogo sont liées à la forêt  et vivent dans une pauvreté extrême ainsi la forêt  et la terre constituent leurs activités génératrices des revenus par excellence par la chasse, l’agriculture et l’exploitation minière artisanale. L’'ICCN et ses partenaires (WWF, africapacity, etc.) n’ont pas impliqués les communautés de Kigogo aux étapes de consultations libres, informée au préalable et cela est né les conflits entre les communautés de cette zone et l’ICCN avec des perspectives que l’ICCN et ses partenaires sont des prédateurs, voleurs de leurs terres et au finish pour les expulser de leurs terres, chose que BANRO a fait avant toutes activités. Les attitudes de la communauté de Kigogo relativement à l'arrivée de BANRO à Kigigo en 2018 face à la RNI est prometteuse du fait que les communautés attendant de BANRO plus des avantages entre de construction des infrastructures (routes, écoles, hôpitaux), emploi etc mais pour la RNI est de pendre leurs terres,  forêt s nourrisseurs et gagées des moyens de subsistance des communautés pour en faire un parc sur lequel les communautés seront limités à jouir de l’usage et des bénéfices à ces ressources. De ce fait même, la RNI a une grande superficie incapable de contrôler et n’appuis presque pas les communautés or la conservation est un pionnier pour booster le développement des communautés pas l’inverse et ainsi comme c’est BANRO, qui est sur cette voie, on doit le soutenir et se décoloniser des approches conservanistes de la RNI dont le Bamputi du PNKB en sont victimes aujourd’hui.

Christophe CIRUMIRA.

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