Le contexte socio-économique des
régions rurales des pays sous-développés affecte considérablement
l’inefficacité de conservation de la biodiversité dans les aires protégées et
en particulier en RDC spécifiquement à la Réserve Naturelle d’Itombwe. Ainsi,
les aires protégées demeurent la pierre angulaire de la conservation de la
biodiversité. En outre, c’est un mécanisme essentiel, non seulement pour
conserver la biodiversité, mais aussi pour sécuriser l’approvisionnement en
eau, assurer la sécurité alimentaire, réduire les risques de catastrophe et
atténuer les impacts du changement climatique tout en relevant les moyens de
subsistances des communautés riveraines (Deguignet et al.2014).
Les aires protégées constituent
l’un des grands trésors biologiques, et représentent l’un des biens les plus
précieux de nombreux pays y compris la RDC (Eisen, et al, 2016). Cependant,
l’atteinte des objectifs de conservation nécessite plus d’efforts et de volonté
politique et des parties prenantes dont les communautés locales. Malheureusement,
la RNI est soumis aux dégradations par les communautés. Par exemple, la
majorité des aires protégées en République Démocratique du Congo (RDC) étaient
créées sans impliquer les communautés locales (Borrini, et al. 2014). Ce qui
serait à l’origine des conflits de toute forme engendrant la dégradation des
dites aires protégées (Borrini, et al. 2014). En plus, différentes pratiques
anthropiques menacent la biodiversité de la RNI comme le braconnage, la
déforestation, l’exploitation artisanale et industrielles des minerais, la prolifération
des groups armes, la pression humaine sur les ressources dans les aps (Cirumira,
2019).
De plus, l’utilisation, la délimitation
et l’affectation du sol dans les zones tampons sont souvent incompatibles avec
les objectifs de conservation des réserves naturelles. Dans ce contexte,
l’efficacité de conservation des réserves naturelles sera fortement corrélée
avec la réduction des pressions anthropiques (Julien, 2009) . Elles sont bien souvent
convoitées par différents acteurs et subissent de ce fait de nombreuses formes
de pression humaine (agriculture, élevage, exploitation du bois ; des
minerais, des produits forestiers non ligneux, le braconnage, etc.).
Actuellement, la tendance à l’effondrement
des pratiques traditionnelles liées à la protection de la nature n’interdit pas
de penser à leur réactualisation, eu égard aux enjeux environnementaux de
l’heure. C’est sous cette perspective
que Roussel (2005) démontre la durabilité des savoirs naturalistes locaux en
soulignant ‘’qu’appartenir à une tradition est considérée comme la garantie
d’une certaine ancienneté et si les éléments de la biodiversité concernée sont
parvenus jusqu’à nous, c’est que l’utilisation qui en est faite est nécessairement
durable’’. À travers l’histoire de l’humanité, les peuples autochtones et les
communautés locales de la RNI ont gérés pour une multitude de raisons,
notamment la subsistance, le respect de la nature, et à des fins culturelles et
spirituelles. Cette gestion des ressources locales devance de plusieurs
millénaires les notions modernes d’« aires protégées », et persiste jusqu’à
aujourd’hui. Mais hélas ces aspects ne sont plus pris en considération même
dans les paysages de la Reserve Naturelle d’Itombwe plus particulièrement.
C’est
dans ce cadre que nous avions mené une recherche qualitative sur l’utilisation
et la conservation des ressources naturelles auprès des communautés entourant la Réserve naturelle
d'Itombwe dans le groupement de Kigogo, dans 3 villages de Kadette, Kadita, Ishungwe
et une petite partie de Ngingu, chefferie de Lwindi, territoire de Mwenga, province
du Sud-Kivu en RD Congo.
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| Le chef des peuples autochtones pygmées témoigne des valeurs écosystémiques de la foret, crédit Photo, christophe Cirumira. |
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| Le chef de localité de Kadita, explique les valeurs culturelles effectués en foret, credit Photo, Christophe Cirumira. |
Résultats
Après analyse, compilation
et triangulations des données, les résultats suivants ont été atteints: Les
caractéristiques socio-économiques et les moyens de subsistance des personnes
vivante à Kigogo sont liées à la forêt et vivent dans une pauvreté extrême ainsi la forêt
et la terre constituent leurs activités génératrices
des revenus par excellence par la chasse, l’agriculture et l’exploitation
minière artisanale. L’'ICCN
et ses partenaires (WWF, africapacity, etc.) n’ont pas impliqués les
communautés de Kigogo aux étapes de consultations libres, informée au préalable
et cela est né les conflits entre les communautés de cette zone et l’ICCN avec
des perspectives que l’ICCN et ses partenaires sont des prédateurs, voleurs de
leurs terres et au finish pour les expulser de leurs terres, chose que BANRO a
fait avant toutes activités. Les
attitudes de la communauté de Kigogo relativement à l'arrivée de BANRO à Kigigo
en 2018 face à la RNI est prometteuse du fait que les communautés attendant de BANRO
plus des avantages entre de construction des infrastructures (routes, écoles, hôpitaux),
emploi etc mais pour la RNI est de pendre leurs terres, forêt s nourrisseurs et gagées des moyens de subsistance
des communautés pour en faire un parc sur lequel les communautés seront limités
à jouir de l’usage et des bénéfices à ces ressources. De ce fait même, la RNI a
une grande superficie incapable de contrôler et n’appuis presque pas les
communautés or la conservation est un pionnier pour booster le développement
des communautés pas l’inverse et ainsi comme c’est BANRO, qui est sur cette
voie, on doit le soutenir et se décoloniser des approches conservanistes de la
RNI dont le Bamputi du PNKB en sont victimes aujourd’hui.
Christophe CIRUMIRA.


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