dimanche 15 décembre 2019

Priorisation des problèmes environnementaux au centre de la réunion régionale de la Coalition des Organisations de la Société civile pour un PLAIDOYER en faveur de la Conservation des Ressources Naturelles dans la Région des Grands Lacs au Burundi


Depuis plusieurs décennies, la Région des Grands Lacs Africains en particulier la République Démocratique du Congo(RDC), le Rwanda, le Burundi et l’Uganda est une région dans laquelle, les populations dépendent fortement de l'agriculture, de la pêche, de l'élevage et d'autres attributs des services éco systémiques pour assurer leurs moyens de subsistance conduisant aux menaces graves sur la biodiversité.

Les communautés se sont engagées à céder une partie de leurs terres à la protection des espèces rares et endémiques, d'espaces servant les intérêts de l'humanité et à la solution des multiples problèmes de changement climatique qui ont durement frappé la planète et dont la région n’est pas épargnée.

À l'heure actuelle, les dirigeants des gouvernements de nos pays semblent motivés par des intérêts économiques et de développement qui attirent les investisseurs sans tenir dûment compte du patrimoine naturel, des moyens de subsistance durables ainsi que des sites du patrimoine mondial pour les générations actuelles et futures dans la région étant les territoires des vies des communautés et de la diversité biologique.

Eut égard de cette situation calamiteuse, avec une lucidité approuvée, les organisations de la société civile environnementale de la région  participent activement au lobbying, aux campagnes de plaidoyer et à la collecte des preuves afin d'influencer les politiques et de veiller à ce que les traités et engagements internationaux et régionaux ne soient pas violés. D’où la nécessité de créer un cadre régional pour relever les défis dénommé « Coalition des Organisations de la Société civile pour  un  PLAIDOYER en faveur de la Conservation des Ressources Naturelles dans la Région des Grands Lacs, en sigle COSPGL-RN depuis 2017 avec 6 thématiques clés notamment : Accords régionaux et lois ; Protection de l’habitat des écosystèmes (Bois et Foret, Eau et Pêche) ; Pétrole/ Oil Et autres ressources Naturelles (minières) ; Activités intégratrices, Développement communautaire et Tourisme ; Commerce, Infrastructures et Développement du partenariat  et Recherches, Communication, Genre et Education.
Les team leaders de 6 thématiques de la région, crédit photo, Christophe Cirumira, Décembre 2019, Burundi. 

Pour une vision commune de contribuer à la gestion durable des ressources naturelles dans la Région des Grands Lacs et accompagner le changement dans la gouvernance  des ressources naturelles dans la Région en fonction des approches suivantes de : transparence ; non-discrimination ; redevabilité ; responsabilisation ; prise en compte du genre et des peuples autochtones et la sensibilité aux conflits. Sous une mission de vivre dans un environnement où les ressources naturelles transfrontalières sont gérées de manière rationnelle et durable des ressources transfrontalières.

A l’issu de cette réunion des teams leaders des thématiques au Burundi au 12 au 14 Décembre 2019, Il sied de confirmer que les problèmes environnementaux dans la région ont été priorisés conformément au plan stratégique régionale de plaidoyer et de gouvernance des ressource allant de 2019-2024 sous l’appui de WWF programme RD Congo dans le cadre du projet SIDA dirigé un changement de gouvernance des ressources naturelles.
Christophe CIRUMIRA, présente les priorités dans la recherche scientifique en faveur de la coalition. 

La recherche scientifique reste une solution idoine pour conduire les actions de gouvernance, de conservation et de plaidoyer en faveur des ressources naturelles explique Christophe CIRUMIRA.


Christophe CIRUMIRA. 


vendredi 6 décembre 2019

La Climate Bonds Initiative renonce à sa tentative de greenwashing de l'hydroélectricité


Au nom de XXX organisations de la société civile, nous demandons à la Climate Bonds Initiative (CBI) de renoncer à la certification des projets hydroélectriques destructeurs. Les critères proposés par la CBI sont loin de correspondre aux normes et pratiques acceptables. Leur adoption constituerait une menace considérable pour les rivières, les communautés et les
Espèces d'eau douce qui en dépendent. L’adoption des critères sur l’hydroélectricité risquerait de créer une source de financement rentable pour les promoteurs de barrages sans contribuer à enrayer la crise climatique.

Dans son empressement à capitaliser sur le marché en expansion des projets avec certification climatique, la Climate Bonds Initiative s'est alignée sur l'Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), un organisme créé pour promouvoir les intérêts des entreprises du secteur hydroélectrique et renforcer leur image. Ces dernières années, l'IHA a déployé une série d'outils et de directives au lieu de normes et de mécanismes internationaux établis pour évaluer les coûts et les avantages de l'hydroélectricité.
 
Salle de réunion de la COOP25 à Mandrid, Décembre 2019. 
Les impacts environnementaux et sociaux néfastes des barrages hydroélectriques sont maintenant bien documenté, y compris : le déplacement et l'appauvrissement de millions de personnes, en particulier les peuples autochtones ; l'extinction d'espèces d'eau douce ; et la fragmentation des cours d'eau. La CBI propose cependant d’adopter l’outil d’évaluation environnementale, sociale et de gouvernance de l'IHA comme principale source d'évaluation et de vérification. Ce ne serait qu'un exercice de « cas à cocher » par des évaluateurs accrédités par l'IHA elle-même - un conflit d'intérêts flagrant - bafouant les normes et conventions internationales conçues pour protéger les rivières et les droits des communautés. Cela irait également à l'encontre des approches positives adoptées dans le cadre de la norme existante de la CBI pour les infrastructures hydrauliques.

Les réservoirs hydroélectriques émettent des quantités importantes de gaz à effet de serre, surtout méthane – un gaz à effet de serre particulièrement puissant et contribuent de manière significative à la crise climatique. Pourtant, les critères proposés par CBI sont tellement faible que même les barrages à fortes émissions pourraient être certifiés par la CBI. Ce problème est aggravé par la proposition de la CBI d’utiliser l’outil de l’IHA pour calculer les émissions, un outil qui sous-estime systématiquement les émissions de gaz à effet de serre des barrages. Le financement climatique peut jouer un rôle crucial pour garantir des résultats positifs pour les rivières. Cela pourrait inclure : la protection des ressources en eau douce menacées ; rétablir les flux qui facilitent la reconnexion des écosystèmes fragmentés ; assurer des flux culturels et environnementaux déterminés en concertation avec les populations affectées ; et promouvoir les efforts de restauration des rivières tels que le déclassement des barrages obsolètes. Ceci est de la plus haute importance car nos ressources en eau douce sont indispensables au maintien en cette période de changement climatique.
La CBI a déjà publié une norme distincte pour les infrastructures hydrauliques qui a franchi une étape importante pour aider à promouvoir des solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique. Les critères de CBI sur l'hydroélectricité représentent un pas en arrière, permettant les projets énergétiques habituels qui menacent davantage nos rivières. Si ces critères sont approuvés, ils vont exacerber les menaces mondiales qui pèsent sur la diversité biologique des eaux douces, saperait les valeurs culturelles et les droits de l’homme des communautés affectées, et ne contribuerait pas dans la résolution de la crise climatique. En même temps, cela nuirait à la réputation de la Climate Bonds Initiative et contribuerait à discréditer les mécanismes de financement des obligations vertes en général. Par conséquent, nous demandons à la CBI, à son conseil d’administration et à ses organes consultatifs, de renoncer à l’adoption des critères qui s’occupent de l’industrie hydroélectrique au lieu de proposer des solutions concrètes pour faire face à la crise climatique.
Organismes de soutien: International Rivers
Rivers without Boundaries.
Partagé par

Christophe CIRUMIRA.


mardi 3 décembre 2019

49 ans d’Existence du Parc National de Kahuzi Biega Site du Patrimoine Mondial en RD Congo.


Vaste de 6000 km², le Parc national de Kahuzi-Bièga (PNKB) est l’un des parcs nationaux de la RDC localisé à l’Est du Congo, crée le 30 Novembre 1970. Il s’étend du bassin du fleuve Congo près d’Itebero-Utu jusqu’à sa frontière orientale, au nord-ouest de la ville de Bukavu. Les coordonnées géographiques extrêmes sont : à l’Ouest à la rivière Ezeza (21°33’E), à l’Est à Lemera (28°46’E), au Sud à Lubimbe (2°37’S) et au Nord au mont Matebo ou mont Kamengele (1°36’S). Son altitude varie entre 600m et 3308m. Ses points sommitaux sont le Mont Kahuzi (3308m) et le Mont Biega (2790m) (Plumptre et al. 2007). Il a été créé en 1970 et fait partie des cinq sites du patrimoine mondial de l'UNESCO en RDC depuis 1980. Comme le reste des sites du patrimoine mondial de la RDC, le PNKB est inscrit sur la liste des SPM en péril depuis 1997(UNESCO 1998). Il a une faune et une flore très riches, très diversifiées et très exceptionnelles constituées de beaucoup d’espèces endémiques, rares et menacées d’extinction, compte 136 espèces de mammifères parmi lesquelles 14 sont menacées, 335 espèces d’oiseaux dont 11 sont menacées et 30 sont endémiques au niveau du Rift Albertin (RA), 69 espèces de reptiles, 44 espèces amphibiens et plusieurs centaines d’espèces de plantes dont 145 sont endémiques au niveau du Rift Albertin (Amsini et al. 2010). Il s’étend du bassin du fleuve Congo près d’Itebero-Utu jusqu’à sa frontière occidentale au Nord-Ouest de Bukavu. Il est caractérisé par diverses zones végétales variables selon l'altitude dont la forêt de montagne, la forêt de bambous, les zones sub-alpine et alpine, des marais, des tourbières et des rivières. Le parc est traversé par de nombreux cours d’eau. Les plus importants sont : au Nord, les rivières Luka, Talya et Utu ; à l’Est, les rivières Ezeiza, Chamaka, Nduma, Kansunsu ; au Sud, les rivières Lubimbe, Nyakagera et Lugulu. Enfin à l’Est, la rivière Lushanja. Le PNKB est limité au Nord par le Parc National de Maïko, la Réserve naturelle de Tayna, la Réserve des primates de Kisimba-Ikobo, le chapelet de Réserves de l’UGADEC et au Sud par la Réserve Naturelle d’Itombwe. Il fait partie du « Landscape 10 » (PFBC, 2007) avec  7 stations dont Lulingu, Itebero, Nzofu, Kasese, Nkuku, Mumbili et Tshivanga (Shalukoma,2001). Le PNKB couvre les territoires administratifs de Kabare, de Kalehe, de Shabunda et de Walungu dans la Province du Sud-Kivu; de Walikale, dans la Province du Nord-Kivu et de Punia dans la Province du Maniema.
L’anniversaire de 49 ans de ce site du patrimoine mondial était un véritable moment de nommer les 4 bebes des Gorilles de Grauer étant parmi les espèces endémiques de la région et lancer les activités du cinquantaine de ce Parc l’an 2019.


Photo de famille au site du PNKB, Christophe CIRUMIRA, Novembre 2019.


Par ailleurs, un nouveau élan d’évaluer les menaces qui pèsent sur la biodiversité de ce dernier et renforcer les mécanismes des réductions des menaces en collaboration avec les parties prenantes et les partenaires financiers et techniques.

Par contre, la collaboration entre les gestionnaires du parc et les peuples autochtones reste une réalité après plusieurs tensions.  
Le gâteau anniversaire de 49 ans du PNKB, Christophe Cirumira, Novembre 2019.

Les acteurs de la société civile environnementale réitère son soutien indéfectible à la protection du PNKB.


Christophe CIRUMIRA. 

Présentation des résultats d’analyses préliminaires pour l’élaboration des cartes des options de restauration des paysages forestiers au Sud-Kivu dans le cadre du projet amélioration de la gestion et de la restauration des ressources agro-sylvo-pastorales dans la province pilote du Sud-Kivu _RD Congo

Le World Resources Institute (WRI) appuie l’élaboration d’une stratégie provinciale de restauration des paysages forestiers (RPF) dans la province du Sud-Kivu en RD Congo sous l’appui du Fonds Mondial de l’Environnement mise en œuvre par la FAO à travers le ministère de l’environnement et développement durable du pays suivant la méthodologie d’évaluation des opportunités de restauration (MEOR). 


Ce travail s’inscrit dans le cadre du projet amélioration de la gestion et de la restauration des ressources agro-sylvo-pastorales dans la province pilote du Sud-Kivu, financé par le Fond pour l’Environnement Mondial et exécuté par l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO).  Le processus d’élaboration de la stratégie provinciale de RPF a commencé par une première mission exploratoire de WRI dans la province du Sud-Kivu, du 09 au 18 septembre 2019.

Photo des participants, crédit photo, Christophe Cirumira, Novembre 2019

A l’issus de ces assises, Les cartes préliminaires des opportunités et interventions de RPF pour le Sud-Kivu ont étés présentées, enrichies et validées par les participants sous trois types dont la  Technologie agricole (Agroforesterie), la Restauration de protection ainsi que le type des Forets et Boisements communautaires.

Les autorités politico-administratives et les acteurs locaux ont été informés sur le processus de RPF au Sud-Sud-Kivu, et leurs avis recueillis sur les questions foncières et les enjeux de restauration.
Le projet de canevas de la stratégie provinciale de RPF est présenté et validé par les participants et tous les éléments du plan d’action ont étés collectés pour informer le document de stratégie provinciale de RPF. 

Christophe CIRUMIRA. 

samedi 26 octobre 2019

Nécessite d'un plan de réduction des catastrophes naturelles dans la ville de Bukavu-Sud-Kivu en RD Congo.

Au fil des années, dans la ville de Bukavu, province du Sud-Kivu en RD Congo,  on a constaté que les facteurs liés à l’urbanisation non planifiée à la suite de l’afflux de population fuyant les milieux ruraux à cause de l’insécurité, la densité démographique, la dégradation de l’environnement et le changement climatique sont autant des facteurs qui exposent la population à des risques importants. Tels que les tremblements de la terre, les cyclones, les inondations et les sécheresses. Les effets combines de ces risques conduisent inévitablement à la perte des nombreuses vies humaines, destruction des infrastructures et même accroître la misère humaine depuis plus de 20 ans.
Apres un atelier sur l’élaboration d'un plan de lutte contre les catastrophes naturelles au Sud-Kivu, RD Congo, crédit Photo, Christophe CIRUMIRA, Octobre 2019.


Selon les rapports  du service de la Protection civile, coordination du Sud-Sud-Kivu de 2018 et 2019, il se révèle que les incendies se multiplient de plus en plus dans la ville de Bukavu et cela se fait constater par la multitude de cas notamment plus de 200 maisons à Irambo, 67 maisons à Cimpunda, l’année passée et plus de 520 ménages touchés au Camps Zaïre,  plus de 15 maisons à Nyamugo, plus de 40 maisons à Kanoshe, plus de 10 maisons au Quartier Latin et récemment plus de 600 maison à Nyamugo et d’autres à Mudaka. Pendant ces temps des milliers de maisons ont été incendiés, des biens de valeurs   consumés, plusieurs familles sont sans abris.
Cette recrudescence des catastrophes  liés aux incendies nous pousse à plus de réflexion dans le but  de comprendre ce phénomène malheureux, mais aussi entrevoir de solutions plus réfléchies impliquant beaucoup d’acteurs étatiques et de la société civile pour une recherche d’une solution durable pouvant non seulement aider l’Etat à avoir la main à l’ouvrage, mais aussi mettre à l’abri la population qui en est toujours victime. 

Ce tableau présente tous les cas des incendies dans la ville sans aucun mécanisme de réduction des catastrophes jusqu'aujourd'hui. 


Tableau: SINISTRES DES INCENDIES DANS LA VILLE DE BUKAVU (De janvier à mi-octobre 2019) dans la ville de Bukavu.
Communes
NOMBRE DES MAISONS

NOMBRE DES MENAGES

NOMBRE DES BLESSES

NOMBRES DES MORTS

Bagira
53

88

5
7
Ibanda
49

100

0
6
Kadutu
570

1199

13
3
Total général
672

1387

18
16
Source : Ministère de la Santé, Genre, Famille, Affaires Sociales et Humanitaires, octobre 2019.


Les probables causes des incendies dans la ville de Bukavu quoi que les victimes restent réfractrices de ne savoir les sources des incendies. Il présente  les causes de ces drames dans la ville de Bukavu : (1) l’homme et ses activités anthropiques quotidiennes à domicile ; manque des mécanismes de protection civile et des enjeux de lutte anti incendie ainsi que l’insuffisance de préparation psychologique de la population sur ces phénomènes. Ensuite, il soulève les questions des mauvaises installations électriques, l’utilisation traditionnelle des bras zéros et d’autres combustibles dans les ménages et les constructions anarchiques due à l’exode rural  dans la ville de Bukavu sans aucun plan d’urbanisation de la ville.

A long terme, hormis les conséquences directes d’incendies dans la ville, il s’avère qu’il aurait des conséquences indirectes suite à l’inhalation des fumés et des émissions de CO2 dans l’atmosphère responsable des maladies, des effondrements des gaz à effet de serre et du réchauffement climatique.

les maison en feu dans la ville de Bukavu, crédit photo, christophe cirumira, 2019. 

Eut égard à ce qui précède, les acteurs de la société civile environnementale, donne une proposition contrainte d’élaboration des plans de réduction des catastrophes et des plans des plaidoyers dans la ville de Bukavu au Sud-Kivu en RD Congo et donc le pays pourrait voter un budget allouer à ces derniers. Ces plans sont des réponses efficaces à ces situations dramatiques afin de sauver les vies humaines et les écosystèmes en danger dans la ville de Bukavu.   


Christophe CIRUMIRA.                                                                                           

samedi 19 octobre 2019

Valorisation et Conservation particulière de l'OKAPI, Symbole de la RD Congo.


Depuis trente ans, à l’Est du pays, l’Okapi est l’animal mystérieux à la morphologie étrange évoquant à la fois le Zèbre et la Girafe, emblématique, charismatique et symbole de taille de la République Démocratique du Congo (RDC). Seul pays au monde où il vit à l’état sauvage.
Mais ce mammifère est menacé par les miliciens armés, les braconniers spécialisés dans la commerce illicite des espèces endémiques, les mineurs illégaux, l’exploitation du bois et l’agriculture sur brûlis..
Protégeons tous l'Okapi en RD Congo, crédit photo: Christophe CIRUMIRA. 

L’Okapi va-t-il bientôt disparaître de la planète ? S’interroge le jeune chercheur congolais Christophe CIRUMIRA.

La « girafe des forêts » vient de rejoindre la liste rouge des espèces menacées de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), il reste moins de 5000 spécimens d’Okapis sur la terre vivant uniquement dans la forêt tropicale de la RD Congo. D’après l’UICN, l’espèce est « proche de la catégorie la plus élevée de risque d’extinction ». 

Spécimens de l'Okapi en RD Congo. 
Les quelques milliers d’Okapis restent en vie dans les forêts de la RD Congo et  vivent cachés, pour échapper  au braconnage. Mais leur habitat naturel est également menacé par fois par les communautés locales à  la recherche des moyens des subsistances en forêt et dans les aires protégées.
La réserve de faune à Okapi (RFO) porteuse de ce nom, reste parmi les rares aires protégées de référence en RD Congo où les efforts de conservation de ce dernier restent un champ de bataille de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) avec ses divers partenaires techniques et financiers à titre d’exemple WCS-USAID, que vous pouvez lire suivant ce lien :
 (https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_de_faune_%C3%A0_okapis).

 
L'Okapi dans la foret tropicale de la RD Congo dans la RFO. 
Eut égard de ce qui précède, à l’occasion de la journée mondiale de l’Okapi, célébrée chaque le 18 Octobre de chaque année,  nous haussons la voix pour dire non aux braconnages, aux commerces illicites et à la destruction de l’habitat naturel de l’Okapi, étant jadis, l’emblème de la RD Congo.  Cependant, l’espèce nécessite une valorisation et une protection particulière en RD Congo et dans le monde entier.

Sur la même voix, le Gouvernement Congolais doit s’impliquer à mettre en place des tribunaux de lutte anti braconnage dans toutes les provinces de la RD Congo, pour  renforcer les approches des conservations des espaces endémiques protégées par la législation congolaise et internationale, et réduire les criminalités fauniques et floristiques par tous les moyens efficaces.  


Christophe CIRUMIRA.

lundi 7 octobre 2019

Pollution de l'environnement, une menace sur la biodiversité et sur l'homme au Sud-Kivu.


Depuis plusieurs années, certaines activités humaines réduisent sensiblement le nombre d’espèces animales.
Selon le rapport annuel planète vivante publié par le Fond Mondial pour l’Environnement, WWF, La perte des populations animales sauvages sur la terre est estimée à 60 %.
A l’en croire les hommes doivent adopter un comportement responsable “Aujourd’hui la biodiversité fait face à un danger imminent. La surexploitation des ressources naturelles a atteint son paroxysme. Désormais nous sommes appelés à nous approprier toutes les questions relatives à la protection de la biodiversité”
Il est indispensable aujourd’hui de e renforcer  les approches de la conservation de la biodiversité pour sauver des vies humaines et les activités  reboisement  et de restauration des écosystèmes restent des actions fiables d’atténuer le réchauffement climatique qui menace certains coins de la planète. Ce spécialiste en environnement et développement durable exhorte l’Etat Congolais à mettre les questions relatives à la protection de la biodiversité parmi ses priorités.
Pollution par les plastiques dans le lac Kivu en RD Congo, photo prise par Christophe CIRUMIRA en 2018.

QUELQUES  PRINCIPALES SOURCES DE LA POLLUTION DE L’AIR ?
Agriculture : L’agriculture a deux sources principales de pollution atmosphérique : le bétail, qui produit du méthane et de l’ammoniac, et la combustion des déchets agricoles. Environ 24% de tous les gaz à effet de serre émis dans le monde proviennent de l’agriculture, de la foresterie et d’autres utilisations des sols
Activités domestiques : En utilisant des produits phytosanitaires, des peintures, des produits ménagers, et même en cuisinant nous émettons tous des polluants atmosphériques. En effet, la principale source de pollution atmosphérique domestique est la combustion à l’intérieur de combustibles fossiles, de bois et d’autres combustibles à base de biomasse pour cuisiner, chauffer et éclairer les maisons. Environ 3,8 millions de décès prématurés  sont causés chaque année par la pollution de l’air intérieur, la grande majorité d’entre eux dans les pays en développement.
Installations industrielles : Dans de nombreux pays, la production d’énergie est l’une des principales sources de pollution atmosphérique. Les centrales électriques au charbon y contribuent largement, tandis que les générateurs diesel sont une préoccupation croissante dans les zones hors réseau.
Transports : Le secteur mondial des transports représente environ un quart des émissions de dioxyde de carbone liées à l’énergie et cette proportion ne fait qu’augmenter. Les émissions des transports ont été associées à près de 400 000 décès prématurés.
Déchets : La combustion des déchets à ciel ouvert et les déchets organiques dans les décharges rejettent dans l’atmosphère des dioxines, des furannes, du méthane et du carbone noir nocifs. À l’échelle mondiale, environ 40% des déchets sont brûlés à ciel ouvert.
Autres sources : Toute la pollution atmosphérique ne provient pas de l’activité humaine. Les éruptions volcaniques, les tempêtes de poussière et autres processus naturels posent également des problèmes. Les tempêtes de sable et de poussière sont particulièrement préoccupantes.
Nous devons tous sauver notre planète pour un développement durable profitable à toutes les générations.  


Christophe CIRUMIRA.

Analyse des facteurs d’efficacité des structures locales de gouvernance dans les aires protégées de la RDC, cas du Parc National de Kahuzi Bièga et de la Reserve Naturelle d’Itombwe

Les aires protégées restent à ce jour le moyen le plus efficace pour  conserver la diversité biologique et les bénéfices rendus par les aires protégées en faveurs des communautés locales. La gouvernance partagée outre que celle policière des aires protégées (APs), l’implication des différents acteurs sont de nouvelles approches par excellence en cours d’expérimentation en RDC. Il revient aux parties prenantes d’assurer la durabilité de ces ressources fragiles en faveur du développement de l’humanité à travers l’efficacité des structures locales de gouvernance locale des aires protégées.
Christophe CIRUMIRA après la représentation de ses résultats de recherche à l'ISDR Bukavu mènent aux PNKB et à la RNI. 

Ce travail dégage un mécanisme visant la durabilité des structures locales de gouvernance efficace pour une meilleure contribution à la conservation des dites aires protégées face à la pression des communautés locales qui en dépendent. Spécifiquement, il cherche à comprendre le degré d’engagement des parties prenantes (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et ses partenaires) dans la gouvernance des ressources naturelles à analyser les facteurs déterminants le niveau d’efficacité des structures locales de gouvernance, de conservation des ressources naturelles au PNKB et à la RNI tel que fixé par le législateur. Il  propose par la suite un modèle type d’amélioration de l’efficacité des structures locales de gouvernance au PNKB et à la RNI pour un développement intégré à la conservation des ressources naturelles impliquant effectivement les communautés riveraines et réduisant la dynamique des menaces anthropiques sur les APs. Cependant, les résultats ont prouvé que l’engagement dans la gouvernance ne favorise pas l’appropriation de l’approche de gouvernance partagée ni l’amélioration des moyens de subsistances. Alors, la dépendance totale de ces structures à l’ICCN et à ses partenaires, la nomination des animateurs et l’accaparement des intérêts. La faible redevabilité, la faible capacité de gestion et de gouvernance ainsi que l’instrumentalisation, une faible connaissance de la législation et le manque d’appropriation de structures de gouvernances par les communautés locales déterminent l’inefficacité de ces dernières telles que fixées par le législateur.
Christophe CIRUMIRA au Parc National de Kahuzi Biega dans ses recherche. 

 L’indépendance, l’autonomie, le partenariat multi-acteurs et l’intégration de ces dernières dans les Plans des Développement Locaux (PDL) des Entités Territoriales Décentralisés (ETDs) accès à développer les Actions Génératrices des Revenus (AGRs) durable liés à la conservation déterminent l’efficacité de la gouvernance locale des APs.
 Mots clés : Efficacité, Structures locales, Gouvernance, Aires protégées. PNKB, RNI et RDC. 


Ecrit par : Christophe CIRUMIRA. 

mercredi 25 septembre 2019

inquiétude relative aux arrestations récurrentes des pêcheurs congolais par la marine Ougandaise sur le lac Edouard.

IDP,  une association de Défense des droits de l’environnement du Nord kivu en RD Congo condamne avec la toute dernière énergie les arrestations des pécheurs congolais du Lac Edouard par les Ougandais.

Depuis plus d’une année, nos compatriotes pêcheurs sur le lac Edouard sont régulièrement exposés à des arrestations intempestives par la marine Ougandaise.
Le paradoxe est que les eaux territoriales congolaises s’étendent sur environs 75% de la surface du lac  mais moins peuplés des poissons, pendant que  les ougandais n’occupent que 25% mais très riches en poissons. C’est ici l’occasion d’évoquer avec insistance la mé-gestion  caractérisant les activités de pêche du côté congolais qui a rendu cet espace de pêche très pauvre en ressource halieutiques malgré la présence des  nombreuses baies et frayères favorables à la reproduction des poissons. Ainsi, par instinct  de survie nos, pêcheurs se  retrouvent malencontreusement du côté Ougandais où les eaux  sont plus poissonneuses que dans l’espace Congolais.

Rappelons que le Parc National des Virunga dans lequel est situé le lac Edouard constitue d’abord un patrimoine national avant d’être international. Au-delà  de son rôle  écologique reconnu au niveau de la biosphère notamment grâce à ses écosystèmes  forestiers et son réseau hydrographique  avec le bassin du Nil comme soubassement, cette aire  protégée est d’un intérêt socio économique inestimable  pour les populations riveraines en particulier et notre pays en général.
Les pécheurs du Lac Edouard comme seul source des moyens des subsistances au Nord-Kivu en RDC

 Ainsi, plus de 500.000 familles vivent directement et indirectement des activités des pêcheries et cela contribue énormément au moyen de substance  des riverains du Parc National des Virunga. En ce 21ième Siècle, le tourisme constitue  le  second moteur de développement  des nations après  celui du pétrole. Cette contribution  est conditionnelle à une bonne gestion et delà pourra participer  sensiblement à l’accroissement de notre PIB.

En outre, les populations riveraines et lointaines bénéficient des projets liés à la conservation de cette Aire Protégée, tel est le cas de l’hydroélectricité produite sur la rivière Rutshuru à partir de MATEBE et autres réalisations des différents partenaires de l’ICCN. Voilà pourquoi, pour éradiquer ce phénomène honteux et récurrent qui non seulement compromet la sécurité de nos pêcheurs mais aussi décrédibilise notre gouvernance quant à l’exploitation des ressources dans ces eaux communes. Il sied de s’attaquer impérativement aux véritables causes à l’origine de cette situation.

Face à cette situation, les acteurs de la société civile de la RDC, disent non à cette démagogie et la libération sans condition des pécheurs congolais en préservant la paix social dans la région, qu’ensemble nous puissions redorer l’image ternie de notre gestion des ressources halieutiques du lac Edouard qui devraient contribuer au bienêtre de nos populations au lieu de constituer une source de malheur et de pauvreté. Déclaré monsieur BANTU LUKAMBO directeur de IDPE au Nord-Kivu.

Christophe CIRUMIRA.

  

Global Youth Climate Action Declaration


Preamble  
 Today, we the Youth are united in our call for urgent action on the trans-national crisis of                 climate change. Together we represent the global constituency of young people, determined to             preserve the integrity of our Earth for all lifeforms, for the generations to follow, and for the                 sake of our own survival. In order to protect our most fundamental right to an inhabitable,                healthy environment, it is imperative that we have multi-dimensional cooperation. We must            mobilise and transform our hope in order to transcend borders and immerse ourselves in              action. This requires cooperation that may be the first of its kind -- harmony on a personal,                 local, national, and international level. 
 Today, in response to the deadlock, ignorance, and inaction of past generations in addressing              the climate change crisis created by our species, we, the YOUTH declare a global, social,                and ecological state of emergency. 

You member states - have the power to enact the broad sweeping changes we so                desperately need. We  the Youth - are watching our Earth burn and witnessing the promise of a future diminish before our very own eyes. We have the time you failed to use. However, our time to                  act is limited.

Together, we can change the course of history by using our power for good, by amplifying the                 voice of science, by abandoning “business-as-usual”, and by taking a stand for our planet.

Alongside biodiversity collapse, denial of human rights, dramatic levels of pollution, rising            inequalities, and resource shortages, Climate Change will be a determining factor of            planetary evolution for decades to come. 

And in this crisis, with no exceptions, the least responsible will bear the heaviest burdens. We                therefore urge you to address the rising complexities of the world you have built through               adhering to the goals set forth by the Sustainable Development agenda and by governing              with compassion for those of us who will soon inherit these grand challenges. 

We call on Heads of States to acknowledge and act in accordance with the most accurate                science, particularly the IPCC Special Report on Global Warming of 1.5°C, the recent IPCC              Land Report, and the upcoming IPCC report on the oceans and cryosphere. We urge you to                take immediate actions in line with the prevention of global temperature rise of 1.5°C and               achievement of the long-term goals of the Paris Agreement.
 We the global youth, call upon our member        states to : Economic, Political, and Social Drivers
● Establish compulsory solution-oriented climate change curricula throughout  educational institutions, equipping young people with the knowledge and skills to           adequately tackle the climate crisis;
● Urge the international community to build a framework forbinding environmental          legislation that defends human rights, maintains ecosystem integrity, holds         corporations accountable and balances  conflicts-of-interests;
 ● Secure the rights of young and future generations, by strengthening future-oriented and            long term policies. Intergenerational equity must be infused throughout the entire           democratic, policy and legislative process.
 ● Acknowledge that women are disproportionately impacted by the effects of climate           change and enact gender responsive, ambitious climate policies. We demand member           states to ensure just transition policies and plans to protect workers of non-sustainable             industries, by offering alternatives and defending their rights. We demand to follow an             intersectional and inclusive approach to social justice, that simultaneously considers          gender with other social factors, such as age, religion, class, caste, disability and             ethnicity; ● Shift towards a circular economy to reduce the damage caused by our current             unsustainable economic system. This will drive a reduction in CO2 emissions caused by             long distance transportation, overpackaging, growth of out-of-season food, and will          broaden localized job opportunities;
● Adopt participatory, bottom-up and inclusive approaches to engage citizens and civil           society organisations in policy-making and projects at all social and political levels,            allowing them to take ownership as stakeholders. Frontline communities and grassroot           groups should be especially included in this multi-actor social dialogue;
● Demand the establishment of robust and equitable governance of research and           deployment of solar radiation management;
Youth and Public Mobilisation
● Create a sustained and transparent dialogue - at all levels - between youth and decision               makers so that our ideas are both heard and implemented. Appoint youth chairs from a               diverse array of backgrounds to deliver intergenerational input on policies;
● Ensure that people with all levels of education are able to participate in climate decision               making by increasing public access to important key events, especially for historically            underserved communities, vulnerable populations, and Indigenous peoples;
● Support initiatives to amplify the youth’s voice in their respective communities, to            cultivate leadership capacities, and enhance communication of youth across the globe in            order to foster the form of collaboration that is imperative in addressing global crises; ● Strongly support and strengthen the existing institutions that support formal and institutional participation of young people in climate change processes, more specifically the Action for Climate Empowerment (ACE) within UNFCCC, while extending modalities such as the Action for Empowerment (ACE) dialogue to different structures of the society.
Industry Transition & Accountability
 ● Recognize that the technology industry contributes significantly to the production of           Greenhouse Gases, and thus incentivise low-tech solutions and sustainable technology          that can be repurposed and have a longer life span to reduce the need for annual                developments;
 ● Increase commitments to combat the climate crisis by enhancing incentivization for           eco-friendly industries, reducing taxes on foreign goods that are eco-friendly    prioritizing carbon positive programs, and ascribing scores and accreditation systems   for industries acting in accordance with encouraging a societal shift as stipulated in the Development Pathway 4 outlined in the IPCC findings;
  ● Respond to the urgency which we must address the agricultural and fishing industries’             detrimental impact on the environment by shifting towards sustainable, less intensive           forms of agriculture such as agroecology, while as reducing quotas, fishing grounds,            limiting the use of oversized fishing vessels and destructive trawling methods; 
● Identify the need to engage in the principle of just transition especially in consideration              of developing economies. We express particular concern over the importance of           assisting developing economies both financially and by providing resources in the form            of material and subject experts to assist developing economies in  an industry shift; 
Infrastructures, Cities, and Local Action
 ● Establish localized plans for future infrastructure, aligning with the SDGs and           surpassing the Paris Agreement, passing necessary laws and regulations to ensure           compliance;
 ● Affirm the principle that cities - both existing and future - should strive to be smart,                self-sufficient and resilient in terms of energy, water, goods, and waste; ● Allocate ⅓ of the urban space in each city for green space through the planting of street     trees, creation of parks, community gardens, green roofs, urban agriculture and other  innovative solutions, while prioritizing indigenous species over imported plants, and          edibles over ornamentals;
 ● Remedy the stark inequities in harmful environmental exposure on communities of low            socioeconomic status through careful monitoring of noncommunicable disease        indicators and ensure environmental health for all;
 ● Prohibit the destruction of existing agricultural and forested lands in order to reduce             land use and land artificialisation;
● Transition public mobility systems to renewable energy-based vehicles while improving          safety and access for cyclists and pedestrians;
Resilience and Adaptation
● Establish an international fund to tackle health risks and humanitarian crises resulting            from climate change which directly and fully supports populations that are most at risk;
● Adopt a common and universal definition of climate security that will enable a coherent,              effective and comprehensive response to the human and ecological security implications           of climate change impacts;
● Build a resilient society, inspired by Nature’s adaptive skills and ecosystem services            through honoring, celebrating, and recognizing the importance of traditional, local, and           indigenous knowledge;
 ● Develop an amendment to the 1951 convention on the status of refugees to include              climate refugees under the definition for the term “refugee” in order to protect those              forced to flee their member states due to the climate crisis;
● Establish funding and reallocation programs to provide those who will lose their jobs as              a result of the climate crisis with alternative employment;
● Developed revised concrete National Adaptation Plans (NAPs) that recognize young people as stakeholders and implementers (not just a vulnerable group) of adaptation action during 2020, with a focus on youth efforts while including capacity support for young people.
 ● Scale up their commitments to the Adaptation Fund. 
Climate Finance and Carbon Pricing
● Acknowledge the historic responsibility that developed member states have had in           contributing to climate change and under the Common But Differentiated Responsibility           (CBDR) concept, issuing grant-based funding equivalent to the scale of the climate crisis             “developed” member states must increase their commitments to the Green Climate Fund            to meet the $100 Billion goal while ensuring that these commitments are tracked to              guarantee that nations are providing funds in a timely manner;
 ● Establish a mechanism where young people can easily access funding instruments for            implementing grassroot level projects but also larger projects like COY or LCOYs;
● Ensure that climate finance is gender-inclusive, protects workers and communities          impacted by climate change, puts in place urgent measures to address displacement and             migration due to climate change, and builds resilience of the vulnerable through            addressing issues of poverty, inequality and justice;
● Build a constructive dialogue on the blue economy and it’s interlinkage with loss and              damage in order to find innovative financing mechanisms such as green bonds as a   means to invest in rehabilitation projects within communities experiencing climate  imposed disasters;
● Strengthen accountability and monitoring mechanisms on climate funding to ensure          progress, as well as steering committees including local youth constituents;


● Strengthen carbon pricing to make it economically viable for local communities  realizing that the current carbon prices are too low to provide incentives for local action    against climate change;
Mitigation
● Develop effective and carbon neutral land, air and water transportation systems by            setting stringent targets to be achieved by 2050;
● Hold maritime vessels accountable for damages done to oceans and seas;
 ● Intensify and promote research, innovation and utilization of methods involving          mitigation strategies.
 ● Allocate specific funds to developing member states for their own research programs;
Energy Transition
● Promote and support technology transfer and development of environmentally         sustainable technologies through adequate investment and tax subsidies for renewable          energy;
● Aim to achieve 100% renewable energy by 2040 for developed member states and 2045              for other member states and channel investment towards cleaner energy;
● Facilitate the development of enterprises in all sectors related to the energy transition             including training programs for professional growth in this sector;
● End subsidies for fossil fuels and industrial-scale bioenergy, and reject any           unsustainable and extractive industries which put short-term gain over the wellbeing of            people and nature;
Nature-based solutions
 ● Demand for Nature-based solutions to be efficiently implemented, the protection of our            environment and the reversal of damage caused to it being a sine qua non condition;
 ● Understand that Nature-Based solutions are essential to create a sustainable long-term           economic system which is beneficial to both human-kind and biodiversity and           incentivize innovation in the field of sustainability and socially and ecologically just   trade to create global communities
● Commit to biodiversity and ecosystem protection, valuation of ecosystem services, and           the restoration and rewilding of biodiverse ecosystems;
 ● Appreciate the indispensable role of local and indigenous communities in the protection            and proliferation of our biodiversity;
● Commit to a global transition to ensure sustainable and just agricultural systems based             on principles of agroecology, good Agriculture Practice, Permaculture, Climate Smart          Agriculture, Organic farming or any other practices that minimize the use of fossil fuel              based machinery, hazardous chemicals, and which empower communities and improve          resilience to climate impacts by breaking the barriers of Intellectual Property Rights            and Corporate Hegemony over food and seed systems;
We, the collective Youth Voice, speak as one for the wellbeing of all. We stand firm in our resolve towards addressing the Climate Change crisis    through the imperative course of action as detailed above in the demands of   the global youth constituency. 
We are holding you accountable for your actions. We are watching. We will  not relent until we catalyze and witness the necessary changes for  sustaining life on this planet. We have no choice but to carry this torch   onward and it is our sincere hope that you will join us as intergenerational              partners in fighting for our future. 

Christophe CIRUMIRA.

Zones humides et biodiversité, célébration de la journée mondiale de Zones humides à Bukavu, Sud-Kivu en RD Congo par la société civile environnementale.

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